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Souvenirs du camp de Germignan.

Un Allemand sur les traces de son père. Bernd Link était hier au Taillan-Médoc pour découvrir l’histoire de son père, prisonnier au camp de Germignan en 1945. Le 19 juillet dernier, la mairie du Taillan-Médoc a reçu un courriel d'un Allemand, Bernd Link, qui souhaitait en apprendre un peu plus sur son père. Ce dernier avait été prisonnier de guerre en 1945 au camp de Germignan (dépôt 182), situé sur la commune.

Hier, Bernd Link, accompagné de son épouse Irmgard et de leur fille Eva, ont été reçus par l'historien local Dominique Durand qui, depuis deux ans, travaille sur le camp de Germignan, avec le conseiller municipal Michel Rondi. Ils ont ainsi pu leur présenter de nombreux documents relatifs à ce « dépôt 182 », et leur offrir un recueil rassemblant le tout et intitulé « Auf den Spuren ihres Vaters » (« Sur les traces de votre père », en français). C'est Marie-Josée Brehm, professeur d'allemand, qui a assuré la traduction lors de cette rencontre.

La vie dans le camp de Germignan était loin d'être des vacances, comme en témoignent les nombreux rapports sanitaires collectés par l'historien. Une épidémie de typhus a provoqué la mort de 495 prisonniers, dont 398 dans la seule période entre septembre et octobre 1945. Le père de Bernd Link a, lui aussi, été gravement malade, mais a pu en réchapper, après avoir été transféré au camp voisin de Souge. Il a pu rejoindre sa famille en Allemagne en mai 1946. Avant la guerre, il était professeur de français et avait fait ses études à l'université de Lyon en 1930. Il est aujourd'hui décédé.

La visite de Bernd Link au Taillan-Médoc est tombée à point nommé puisque la municipalité, par l'intermédiaire de Michel Rondi et Dominique Durand, est en train de préparer une commémoration pour l'été prochain. En effet, le 26 août 2017 marquera les 73 ans du départ du camp de Germignan des troupes d'occupation. Avant, celui-ci servait déjà de camp de prisonniers, principalement des Nord-Africains capturés parmi les troupes alliées. Aujourd'hui, il ne reste plus aucune trace physique de ce dépôt 182, sur lequel a poussé la résidence de La Boétie. L'entrée du camp était jadis située place Buffon.

germignan

Irmgard, Eva et Bernd Link ont été reçus par Michel Rondi et Dominique Durand (debout).Photographie. J.-M. L. B.

Il existait également deux autres camps à proximité, situés sur la commune de Saint-Médard-en-Jalles, celui des Annamites (dépôt 183) et celui de Souge, qui faisait office d'hôpital. Il y en avait également un à Biscarrosse.

Une exposition de documents sera présentée au public le 26 août 2017. Elle est en cours de collecte. Les Taillanais disposant de textes, de photos, de témoignages relatifs au camp de Germignan peuvent contacter la mairie pour les prêter le temps de la commémoration.

Article du journal Sud-Ouest du 3 août 2016.

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