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Le tramway en juin 1893.

Avant 1895, Eysines était relié à Bordeaux par un « omnibus » tiré par des chevaux, 2 fois par jour, matin et soir. En 1879, une société anglaise, la « tramways and general works compagny » avait obtenu une concession pour le transport en commun sur rail à Bordeaux. Les banlieues desservies par des omnibus réclamèrent des tramways hippomobiles sur rail.

En 1888, les maires du Bouscat, d’Eysines et de Blanquefort ont convenu de lancer une souscription pour le tram. La ligne du tramway électrique a été ouverte le 18 décembre 1893 entre la barrière du Médoc et Le Vigean. Elle a atteint la place du 4 septembre à Eysines en juin 1895, Blanquefort en 1898.

C’était le premier tramway électrique de l’agglomération bordelaise. Les motrices disposaient de 40 places et pouvaient tirer une remorque. Elles étaient conduites par un « wattman ». Il y avait 20 passages par jour. Le ticket coûtait six centimes le kilomètre ; il était poinçonné par la receveuse. La carte postale de l’époque montre que les dimensions du tram n’ont rien de comparable avec le matériel d’aujourd’hui.

En 1895, le conseil municipal de Bordeaux jugeait pourtant les rues trop étroites, le tram trop coûteux et trop dangereux. Les fils électriques ne pouvaient s’intégrer dans le cadre architectural de Bordeaux. Cependant, en 1898, le TEOB, compagnie française des tramways électriques et des omnibus de Bordeaux fut crée. L’électrification du réseau urbain commença en 1899. En 1939, 38 lignes desservaient l’agglomération. La vitesse était limitée à 20 kilomètres/heure. Alors que les banlieusards étaient favorables au tram, la population du centre ville était souvent hostile : « le tram tue, écrase et mutile les passants. »

En 1905, nous lisons dans « L’impartial républicain » : « Quel service infect que celui des tramways de Bordeaux ! Ce matin c’est un accident d’aiguille qui arrête la marche, le soir, c’est un manque de courant ; le lendemain c’est autre chose, et tous les jours c’est ainsi, il y a quelque chose de détraqué ! »

Après la deuxième guerre mondiale, les rues ont été envahies par les voitures ; le remplacement systématique des tramways par les autobus jugés moins encombrants a débuté en 1950. Le dernier tram a circulé en 1958 en présence de M. Chaban-Delmas, maire de Bordeaux, qui s’est flatté d’avoir débarrassé Bordeaux d’un moyen de transport dépassé ! Tout le monde peut se tromper…

Extrait du blog de l’association Connaissance d’Eysines, Paulette Laguerre, 20 avril 2016.

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