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Observations sur les dénominations de rues de Blanquefort.

 

Cet article est un complément de l'article Historique de la viographie de Blanquefort, pour le lire, cliquez ICI.

1ère observation

Séance du conseil municipal du 9 février 1908, concernant l'appellation de 10 rues, 3 chemins, 2 routes, 2 boulevards, 3 places, 1 avenue.

- route du Médoc : le tracé de l’avenue actuelle du général de Gaulle, chemin départemental 2 en 1951 et aujourd’hui la Départementale 2, fut percé sous le Second Empire. Un plan d’aménagement du bourg fut élaboré à partir de 1865 et validé en 1869. Ces plans étaient obligatoires dans les communes de plus de 2 000 habitants en vertu d’une loi du 16 septembre 1807. Le projet de percement de l’avenue du général de Gaulle apparaît dans les années 1850. Aux archives municipales de Blanquefort, dans les dossiers de voirie, le projet de déviation de la Route Départementale 18 depuis le bas de la côte de Blanquefort à la sortie du village de Galochet est encore en discussion en 1853. Ce projet est bien visible sur un plan d’alignement de 1854…   
- boulevard de Galochet, du nom du village qu’il traverse, connu sous le nom de « grand chemin de Gallochet » à l’époque de la Révolution, renommé Alcide Lançon, le 23 février 1913, en l’honneur du rôle de ce maire de 1904 jusqu’à sa mort en 1910.
Comme il s’agit de l’ancienne route départementale avant le percement de l’avenue du général de Gaulle, on lui donne le nom assez parisien ou bordelais de boulevard, idem pour le boulevard Victor Hugo. Galochet reparaitra le 6 février 1970 avec cette fois un nom de rue.
- rue Gustave Tastet : cette rue de 1907 est devenue par la suite rue Tastet-Girard. Elle regroupe les noms des époux Gustave Tastet (1845-1898) et Jeanne Girard (1844-1926). Leur nom est attaché à plusieurs donations importantes au bénéfice des hospices civils de Bordeaux et de la maison Saint-Michel de Blanquefort.
- rue Carnot (1753-1823) mathématicien français, ingénieur militaire, député à la Législative et à la Convention, membre du comité de salut public, membre du Directoire, ministre de la guerre sous le consulat, ministre de l’Intérieur pendant les Cent Jours et exilé sous la restauration. (Est-ce pour l’ensemble de ces titres qu’il a été choisi ou pour l’un en particulier ?)
- rue Édouard Avril (1814-1880), ingénieur de travaux publics, grand propriétaire (Béchon, Bel-Air, Grand-Clapeau et Tanaïs), conseiller municipal et conseiller général vers 1870, il participa à la construction du chemin de fer du Médoc à la fin du XIX° siècle.
- rue Thiers (Adolphe, 1797-1877), homme politique français, président de la République de 1871 à 1873
- rue Gambetta (Léon, 1838 Cahors – 1882 Paris), avocat, homme politique français, membre de l’Union Républicaine.
- place de l’Église
- rue Marcelin Berthelot 1827-1907) chimiste français, ministre de l’Instruction publique, puis des Affaires étrangères. Cette place, derrière l’église, était auparavant la place de l’Eyre, signifiant l’aire, l’airial en gascon. Un puits trônait au cœur de la place.
- rue Jules Moreau, conseiller municipal blanquefortais.
- place Eugène Tartas (1843- 1901), commerçant dans la commune, conseiller municipal et premier adjoint de 1888 à 1901. Cette rue, prolongée par une petite place est un des plus anciens chemins de Blanquefort, elle conduisait vers le Taillan.
- rue de la République
- place de la République [le nom de cette place n’apparaît plus dans les plans…]
- rue Amédée Tastet (1806-1886), ancien maire de la commune, courtier en vins, associé aux Lawton. Il fut président du syndicat des courtiers, possédait la maison Carpinet acquise en 1854 de Vital Acquart, qu’il céda à la commune après la construction du château Fleurenne en 1870.
- avenue de la Gare
- route de la Palus
- chemin du Dehez
- rue Jules Ferry (1832-1893), homme d’état français, avocat, député sous le Second Empire, membre du Gouvernement de Défense Nationale, maire de Paris, ministre de l’Instruction publique, deux fois Président du Conseil sous la III° République.
- boulevard Victor Hugo (voir boulevard de Galochet). Victor-Marie Hugo, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris, est un écrivain, dramaturge, poète, homme politique, académicien et intellectuel engagé français, considéré comme l'un des plus importants écrivains romantiques de langue française.
- chemin de Duras
- chemin du moulin qui allait de la place de la République au moulin de Canteret. (La commune a  demandé en 2003, une étude sur les  principales étapes du développement de la ville de Blanquefort à travers l’histoire. C’est l’association Pétronille, patrimoine et découverte qui l’a réalisé.)

[Les rues les plus proches de l’église correspondent aux quatre points cardinaux : la République à l’est, Gambetta à l’ouest, des bienfaiteurs de la commune, Tastet et Girard au nord et un conseiller municipal Jules Moreau au sud…]

2ème observation :

Sur les 21 voies dénommées en 1907,
- 5 se basent sur des toponymes locaux et indiquent des lieux-dits, des villages (Dehez, Duras, Galochet, Palus, Médoc), et 3 désignent des lieux fonctionnels : gare, église, moulin : 38 %
- 6 personnalités nationales : Marcelin Berthelot, Carnot, Jules Ferry, Gambetta, Victor Hugo et Thiers (certains gardent leur prénom, pour d’autres le nom seul s’est imposé) : 28 %.
- 5 personnalités Blanquefortaises : Édouard Avril, Jules Moreau, Eugène Tartas, Amédée Tastet et Gustave Tastet : 24 %.
- 1 place et 1 rue se mettent à deux pour désigner la République : 10 %.

3ème observation :

Les noms de rues entre 1939 et 1944. Pendant l’occupation, un peu partout en France, des rues ont été débaptisées et renommées. Ainsi, à Blanquefort, la place de l’église est devenue place Maréchal Pétain du 16 novembre 1940 jusqu’au 21 septembre 1944.

Les noms de rues après 1944 :
Quels sont les noms issus de cette période, que l’on retrouve sur les plaques des rues de la commune ?
Le nom d’avenue du Général de Gaulle a été donné à la principale artère de la commune, celle qui s’appelait route du Médoc et que l’on surnommait parfois route des Grands Vins.
Une rue de Blanquefort porte le nom du Maréchal Juin, elle va de la rue du Maréchal Leclerc qui a été désignée ainsi depuis le conseil municipal du 17 janvier 1948, à la rue de Canteret.    Une autre porte le nom du Maréchal de Lattre de Tassigny et relie la rue Dupaty à la rue de Solesse. La rue Jean Moulin (1899-1943) porte le nom d’un résistant ; fondateur du Conseil national de la Résistance, arrêté et torturé, il mourut lors de son transfert en Allemagne. Elle relie l’avenue du Général de Gaulle à l’avenue du 11 novembre.                                                 L’avenue du 8 mai 1945 honore la fin de la deuxième guerre mondiale en reliant l’avenue du Général de Gaulle à la commune du Taillan, c’est le nouveau nom de la route du Taillan, la rue Winston Churchill fait une boucle dans la rue de Lorraine, toute proche de la rue des Ardennes, la rue Georges Mandel porte le nom du député de la Gironde en 1928, qui fut abattu en juillet 1944 par des miliciens après son arrestation par la Gestapo.  
Nous relevons ainsi 8 nouveaux noms, dont 4 chefs militaires. On peut comparer avec les autres communes de l’agglomération bordelaise le nombre assez faible de rues rebaptisées à Blanquefort et dédiées à la Résistance,  malgré le fait que le nouveau maire soit issu de la résistance gaulliste… (Revue « Résistance Unie » en Gironde et son site Internet : www.ffi33.org, qui publie la liste des rues rebaptisées dans l’agglomération bordelaise).


Dès la Libération, le Conseil municipal va rapidement prendre les décisions suivantes :
- dans sa séance du 21 septembre 1944, il procède à l’installation de la Délégation Spéciale, qui décide pour » honorer notre libérateur à l’unanimité de baptiser la portion de la route du Médoc dans sa traversée de la commune « avenue du Général de Gaulle ».
M. Lamboley de son côté propose de rétablir dans son ancienne appellation la place de l’église. La délégation spéciale décide de remettre la plaque de la place de l’église.
- dans sa séance du 17 janvier 1948 : Proposition d’une rue « Général Leclerc ». M. le maire intervient et dit qu’à son avis la rue Jules Moreau conviendrait à ce changement de nom. Le Conseil donne son accord à l’unanimité et décide que ces nouvelles plaques seront ultérieurement inaugurées officiellement.
- dans sa séance du 24 juillet 1948 : est décidée l’inauguration de la rue du Général Leclerc… Elle aura lieu le 29 août en même temps que la célébration de l’anniversaire de la libération de la région bordelaise…

4ème observation :

Sur les 78 voies dénommées en 1970,
- 37 se basent sur des toponymes locaux et indiquent des lieux-dits, des villages.
- 5 autres désignent des lieux fonctionnels : gare (déjà dénommée en 1907 comme avenue…), forge, poste, collège technique et repos (euphémisme pour cimetière),
- 3 sont généralistes : acacias, jardins et Bellevue,
soit en tout 45 noms (de la terre) sur 78 (58 %).
- 4 noms honorent l’Europe : Strasbourg, Bruxelles, la Haye et Luxembourg,
- 10 personnalités nationales (13 %) : Michel Montaigne, Montesquieu, Lamartine, Pasteur, Jean Mermoz,  Aristide Briand, Georges Mandel, Jean Moulin, de Lattre de Tassigny, Robert Schuman
- 2 dates nationales : 11 novembre et 8 mai,
- 2 personnalités Bordelaises : Jean-Bureau-de-la-Rivière, Cardinal Lecot,
- 14 personnalités Blanquefortaises : Mathurin Olivier, Léopold Carme, Edmond Blanc, Rincazeaux, Alcide Lambert, André Déris, l’abbé Poncabaré, Gabriel Lamboley, Marguerite Dumora, l’abbé Raby, Alcide Eyquem, Cora Morton (née à Blanquefort), Docteur Poumeau-Delille (18 %),
- 2 rues : Guyenne, Liberté.

5° observation :

Des rues intercommunales mitoyennes : Le 7 avril 1994, une rue mitoyenne a été dénommée en accord avec la commune de Parempuyre : « changement de nom de rue de l’usine située sur le territoire des communes de Parempuyre et de Blanquefort : la nouvelle appellation de cette rue serait désormais « rue des Compagnons de l’abbé Pierre », dans sa portion comprise entre la rue de la Gare et la rue de Bel-Air, cette partie étant commune à nos deux villes ».

Les noms de rues disparus :
- Le Conseil décide le 30 janvier 1938 de donner le nom de Gautier Lacaze à l’actuelle place du Clos, ce nom n’existe plus.
- Séance du 17 janvier 1948 : proposition d’une rue « Général Leclerc » à la place de la rue Jules Moreau, qui disparaît.
- Séance du 19 février 1980 : Léonard de Vinci absent (cité en en 1974) disparu en 2009, remplacé en 1980 par Jean Duvert. Dénomination d’une rue de la commune : avenue Jean Duvert. Le Conseil Municipal décide de donner le nom « avenue Jean Duvert » à l’artère principale de la zone industrielle portant actuellement le nom de rue « Léonard de Vinci »…, la dénomination de cette rue se poursuivra plus tard sur le tronçon de la voie nouvelle prévue au POS.
- Séance du 29 février 1980 : déclassement d’un chemin rural dénommé « Jean de La Fontaine : il traverse la propriété de M. Jean Boignières au lieu-dit Saint-Haon-Sud et ne dessert que sa propriété.Les noms qui manquent dans le plan de la municipalité de 2009.
La rue de Cissac est absente dans le délibéré du 21 février 1987 : lotissement du Parc, alors que les rues d’Arsac, Cantenac, Cussac ont été dénommés ce jour-là. Est-ce un oubli, du à la confusion possible : Cissac-Cussac ?

En 2009, les noms des rues suivants ont disparu du plan : place de la République, Duras, Moulin,
* La place Saincric ne figure pas sur le plan, alors que la plaque de ce Blanquefortais célèbre existe bien sur la place des Colonnes. Le Conseil  municipal décide en 1990 de donner à la place du marché couvert le nom de « place Saincric », mais ce nom est absent sur le plan de 2009, bien que la plaque soit toujours en place.
* Dehez : doublon en 1970
* Jean de la Fontaine absent, cité en 1974 ; voir conseil du 29 février 1980,
* Peyrestruc est absent, pourtant cité en 1974, mais disparu en 2009,
* Lagorce absent, pourtant cité en en 1974, mais disparu en 2009, peut-être parce que la commune du Taillan a elle-même une rue de Lagorce.Les noms refusés :
- Séance du 17 novembre 1962 :
Rue du « Meilleur Ouvrier de France » : Suite à une demande présentée par le Comité Régional de Bordeaux-Aquitaine sollicitant qu’une rue de la commune porte le nom du « Meilleur Ouvrier de France ». Le Conseil municipal sur proposition de M. le maire demande à ce dernier de répondre que la commune ne dispose pas de rue à baptiser pour le moment.
- Séance du 9 mars 1946 :                                                                                                                                                                                                                                                                Affaire James François. M. le maire lit au Conseil la lettre émanant de la cellule communiste de Blanquefort demandant de donner le nom de James François à une rue de la commune. Examinant avec bienveillance cette demande, M. le maire est obligé de reconnaître, avec le plupart des membres du conseil, que s’il fallait donner le nom de chaque Blanquefortais tombé au champ d’honneur aux diverses rues de la commune, il n’y en aurait pas assez pour les honorer tous. D’autre part, la gravure du nom des victimes de la guerre 1939-1945 étant officiellement prévue sur le socle du monument aux Morts, le nom de James François y figurera avec la mention « victime de la barbarie nazie ».
Séance du 8 juillet 1983 :
Proposition de débaptiser la rue du Repos qui deviendrait rue de Fongravey (en prolongement).

Séance du 14 octobre 1983 :
« Proposition de l’UNC de dénommer la place du monument aux Morts du quartier de Caychac « rue des Anciens Combattants en Afrique du Nord 1952-1962 ». Proposition adoptée », mais cette rue n’a jamais existée.

Les maires qui ont eu un nom de rues :
- Saincric, 1er maire de février 1790 à novembre 1791,
- Amédée Tastet, de 1868 à 1878,
- Alcide-Lançon, de 1904 à sa mort en mai 1910, mais son frère Emile qui lui succède de 1910 à 1925 ne sera pas honoré,
- Jean Duvert, de septembre 1944 à mars 1971.

Les maires qui n’ont pas eu de nom de rue :

- Jean-Pierre Delhomme, de mars 1971 à janvier 1999, a été honoré par le nom d’un stade.

De janvier 1793 à mars 1868 et de 1878 à 1904, 12 maires ont régi la commune, aucun n’a été reconnu par une plaque de rue. Plusieurs d’entre eux étaient des notables bordelais (ceci explique peut-être cela) : Olivier, Quiros, de la Goublaye, de Matha, Dourcy, Dariste, Moreaux, Delisse, Bosmorin, Courregeoles,de Saint-Quentin et Léon Cavaillé.
- Amédée Fillon, de 1925 à septembre 1944, a été victime des difficultés entrainées par son rôle de maire, pourtant modéré pendant la guerre,
- Louis Fournier a été maire seulement 2 ans de janvier 1999 à mars 2001, une salle dans les bâtiments du château Dillon porte son nom depuis le 8 avril 2011 .

Les curés qui ont eu un nom de rue :
- abbé Pierre Saincric, curé de 1783 à 1797 ; il fut ensuite notaire et maire de la commune,
- abbé Raby, vicaire à Blanquefort en 1864, curé de Caychac en 1872,
- abbé Poncabaré, curé de 1941 à 1961.
Les autres ont été oubliés.
Pour les maires et les curés, sauf exception, c’est surtout l’époque contemporaine qui est retenue.

Les rues déclassées :

Séance du 6 février 1970 : l’avenue de la Gare, dénommée en 1907, devient rue ordinaire !

Séance du 29 février 1980 : déclassement d’un chemin rural dénommé « Jean de La Fontaine ».

Séance du 21 février 1985 : changement de dénomination de la voie « rue de Majolan » en « rue François Ransinangue ».

Séance du 7 avril 1994 : changement de nom de « rue de l’usine » située sur le territoire des communes de Parempuyre et de Blanquefort : la nouvelle appellation de cette rue serait désormais « rue des Compagnons de l’abbé Pierre ».

Rues non trouvées :
- rue de Jacques : c’est un ancien chemin rural devenue rue, sans doute sans délibération…
(Séance du 26 mai 1992 : cession à la CUB de l’emprise du chemin rural « rue de Jacques » en vue de son classement dans la voirie communautaire).
- l’avenue de Labarde concerne plusieurs communes et reprend le nom de l’ancien chemin, l’allée du Flamand reprend également le nom de l’ancien chemin.
- Allée du Bois ?

Chronologie des dénominations des rues de Blanquefort : (220)
- 21 noms le 9 février 1908
- 1 nom le 21 septembre 1944
- 1 nom le 24 juillet 1948
- 3 noms le 22 février 1969
- 75 noms le 6 février 1970
- 34 noms le 25 octobre 1974
- 12 noms le 15 octobre 1976
- 17 noms le 29 juin 1979
- 1 nom le 19 février 1980
- 8 noms le 27 novembre 1980
- 4 noms le 8 juillet 1983
- 23 noms le 26 janvier 1984
- 1 changement de nom le 21 février 1985
- 1 changement de nom le 7 avril 1994
- 1 nom le 25 juin 1998
- 5 noms le 14 décembre 1998
- 4 noms le 30 octobre 2000
- 1 nom le 9 juillet 2001
- 2 noms le 24 septembre 2001  
- 1 nom le 27 mai 2002
- 1 nom le 21 janvier 2003
- 2 noms le 26 septembre 2005
- 8 noms le 30 mars 2009
- 1 nom le 27.09.2010
- 1 nom le 8.11.2010

La commune de Blanquefort s’est donné ses 21 premières dénominations de noms de rues en 1908, et 2 autres nominations à la suite de la guerre de 1939-1945.                                       La création de la communauté urbaine de Bordeaux entraina la dénomination de 173 rues de 1969 à 1980, de 28 de 1981 à 1990, 20 de 90 à 2 000 et enfin 17 de 2000 à 2010.
L’augmentation de la voirie suit fidèlement l’accroissement démographique : les habitants de Blanquefort sont au nombre de 2 634 en 1936, 2 907 en 1946… et plus de 15 000 en 2010.

Ce à quoi nous avons échappé (dans les marais ou sur les coteaux…) :

Séance du 19 novembre 1971 :
Autoroute de la rocade : M. le maire signale qu’est soumis sous forme de projet la construction d’une bretelle qui partirait de Bruges (en prolongation du grand Pont) qui remonterait aux 4 Ponts, passerait au dessous du vieux château, couperait la route du Médoc et se terminerait sur la route de Soulac d’où prendrait une nouvelle ramification, se dirigeant alors vers la route d’Arcachon. De cette bretelle ne part actuellement aucune voie de pénétration sur Blanquefort. Avis demandé. Mécontentement des syndicats de maraichers devant un tel projet, ce dernier supprimant une partie des terrains maraichers… Il ne semble pas nécessaire de demander une voie de pénétration sur Blanquefort, cette dernière risquerait de voir croitre la circulation importante de nombreux poids lourds se dirigeant vers le Médoc. Avis favorable. [Cette réalisation n’a pas vu le jour, la zone maraichère a eu chaud !].

Séance du 17 mai 1973 :
Voirie-rocade : [majuscules respectées]
Plusieurs informations circulent concernant le tracé de la voie rapide appelée de la « Rocade ».
1 Son emprise était prévue au travers des Marais entre le Vieux-Château et Eysines, en passant au pied du domaine de Majolan, pour se diriger vers le Taillan. Ce tracé avait été accepté par le Conseil Municipal.
2 Par contre, certaines nouvelles laisseraient entendre que la dite voie aurait son tracé modifié, et devrait passer sur le coteau de Solesse entre Curégan et le Vieux-Château pour se poursuivre entre Majolan et le Château de Dulamon. Ce projet est inacceptable (souligné).
La Ville serait coupée en deux, car avec l’emprise réglementaire de 50 m, cela correspond à une dégradation inacceptable. Le Conseil Municipal décide d’informer le président de la CUB, Agence d’urbanisme, de son refus catégorique et demande d’arrêter tous projets qui amputeraient notre coteau ».

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