Accueil
Le Canton
Blanquefort
Eysines
Parempuyre
Le Pian-Médoc
Ludon-Médoc
Macau
Saint-Médard-en-Jalles
Le Haillan
Le Taillan-Médoc
Saint-Aubin-de-Médoc
Bruges
-------------------------------
-------------------------------
Mode d'emploi
-------------------------------

Lettre d'information




Joomla : Porte du Médoc

Rechercher sur le site

La guerre.

Le 2 août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la France. La mobilisation est décrétée, le télégramme de mobilisation est remis au maire, les affiches sont apposées, 3.580.000 hommes sont sous les armes, soit près de 10 % de la population.

Rapporté à la population d’Eysines, cela donne plus de 250 Eysinais sous les armes alors que les 20 – 39 ans sont moins de 400. D’autres classes suivront.

Les femmes, les enfants et les vieillards doivent remplacer les hommes aux travaux des champs. La vie est rendue encore plus difficile par la réquisition des chevaux. Mais la foi en une victoire rapide aide à supporter ces épreuves.

La presse se contente de publier les communiqués officiels qui ne parlent que de nos succès alors que, Paris étant menacé, Bordeaux accueille le gouvernement en exil. Des réfugiés de Belgique et des régions occupées sont accueillis à Eysines. Seules les lettres du front permettent d’imaginer la vie quotidienne et les épreuves des combattants.

Dès les premiers combats d’août et septembre 1914, 11 Eysinais tombent. Mais la plupart sont « disparus », c’est à dire que leurs corps n’ont pas été retrouvés et identifiés, le plus souvent à cause de l’avance allemande. Il faudra plusieurs mois pour que le maire, Aladin Miqueau reçoive les premiers avis de décès ou de disparition avec la pénible mission de prévenir personnellement les familles « avec tous les ménagements possibles ». De nombreuses victimes disparaissaient dans les combats sans que leur corps soit retrouvé. Le Maire recevait alors seulement un Avis de Disparition.

Il ne reste qu’à espérer, travailler plus fort pour compenser les absences, se priver pour envoyer des colis, et attendre les premières permissions du printemps 1915.

On se bat en France et en Belgique, mais on se bat aussi en Russie, l’Italie entre à son tour dans la danse infernale.

En 1915 une offensive franco-britannique sur le détroit des Dardanelles échoue, mais elle aboutit à la création de l’Armée d’Orient qui combat en Serbie.

On se bat sur les mers, on se bat en Afrique contre les colonies allemandes.

L’entrée en guerre des États Unis en 1917 accroît l’activité du port de Bordeaux et de ses avant-ports.

Des logements sont réquisitionnés à Eysines au profit de leurs troupes qui débarquent au Verdon et à Pauillac.

Lorsque le 11 novembre 1918 les combats cessent, plus de 90 enfants d’Eysines sont tombés, nombreux sont les blessés, certains lourdement handicapés.

Les dégâts psychologiques ne sont pas pris en compte. Il faut reprendre le travail, oublier, et espérer que c’était bien la der des ders.

Chaque année, le 11 novembre, une cérémonie honore la mémoire des Eysinais victimes de la Grande Guerre, la guerre de 1914 à 1918.

Le monument aux morts porte les noms de 84 enfants de la commune.

Ils n’y sont désignés que par leur nom.

Ils méritent certainement d’être mieux connus afin que leur sacrifice ne soit pas oublié.


Michel Baron.

 

 



joomla template