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La circulation à Eysines en 1851.

Voici le texte d’un arrêté municipal qui montre que la circulation routière a posé des problèmes aux autorités bien avant le développement de l’automobile. La concurrence entre les utilisateurs des routes, qu’ils soient cochers ou charretiers était sévère ; bien avant l’instauration du Code de la Route, Jean Lalumière, notre maire, avait bien compris que seul le respect de règles de bonne conduite pouvait réduire les risques d’accidents. Lorsque les premières voitures automobiles sont arrivées, les limitations de vitesse qui leur ont été imposées semblent découler davantage de la crainte de la nouveauté que de la recherche de la sécurité.

1. Arrêté municipal du 22 mai 1851.

Le maire de la commune d’Eysines,

- Vu les attributions sur la loi municipale du 18 juillet 1837, notamment les articles 9 et 11 de la dite loi,

- Vu les lois des 16, 24 août 1790 et des 19 et 22 juillet 1791,

- Considérant qu’il importe de prévenir les accidents qui pourraient compromettre la sûreté des voyageurs faisant le trajet de Bordeaux au Vigean et d’empêcher les collisions fâcheuses entre les divers employés de deux entreprises rivales,

- Arrête :

Article 1. L’ancienne entreprise de maître cocher aura pour point de station l’auberge de la Jardinière chez le sieur Meu au Vigean ; il lui est défendu d’aller stationner au poteau de Blanquefort.

Article 2. La nouvelle entreprise représentée par le sieur Maubourguet aura sa station à la bifurcation de la route de Blanquefort et de Lesparre chez le sieur Soucadoch charron ; défense lui est faite d’aller stationner chez le sieur Meu.

Article 3. Il est expressément défendu aux conducteurs de chercher à se dépasser mutuellement, à moins qu’une des voitures vient à s’arrêter, alors seulement la seconde aurait le droit de prendre le devant et de le conserver (et vice-versa).

Article 4. Nos adjoints sont chargés de l’exécution du présent arrêté, lequel a été communiqué à Monsieur le Préfet de la Gironde.

                                                                                                                                                                                                                       Le maire Jean Lalumière.


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