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LE GRAND LOUIS.

Le village de la Forêt s'est développé au bord de l’ancien grand chemin de Bordeaux à Saint-Médard, autour de la maison noble de la Forêt aujourd’hui disparue, près de l`un des rares bois de haute futaie de la paroisse. Ce village s’est progressivement étendu vers l`ouest en direction de Bordeaux, à la limite des paroisses d'Eysines et de Mérignac pour former un quartier distinct connu aujourd’hui sous le nom de « Grand Louis ».

Mais d'où vient ce nom de « Grand Louis » que l`on voit apparaître au XVll° siècle ?

Il est tentant d'établir un lien avec Louis XIV alors au faîte de sa gloire.

Une autre origine, plus modeste, peut être avancée : ce serait le surnom d'un habitant. À cette époque vivait dans ce quartier Louis Faure dit « le Grand Louis ».

Un acte de décès de 1690 le cite pour la première fois: « le 2 septembre 1690 a été ensevelie dans le cimetière Catherine Durate femme de feu Jean Faure, mère du Grand Louis, âgée d'environs 69 ans après avoir reçu tous les sacrements ». Pour la période 1680 - 1792, c'est le seul acte dans lequel un individu est identifié par référence à son fils, et ce dernier n'est désigné que par son surnom.

1690

Pour connaître son nom, il faut attendre un autre acte de 1694: « le 28 juillet 1694 a été ensevelie dans le cimetière Jeanne Faure fille de Louis Faure dit « le Grand Louis » et de feue Jeanne Aumailley âgée d'environ 10 ans ».

1694

Comme souvent, ce surnom s'est transmis de père en fils. C'est ainsi que l'on rencontre en 1721 Arnaud Faure « le Grand Louis » qui prend à bail 60 brebis, et dans les années 1728 - 1737 André Faure « le Grand Louis », époux de Marie Heliès. Ces « Grand Louis » semblent avoir en commun un sacré tempérament comme le montrent les archives de la Prévôté d`Eysines :

  • Le 28 juin 1728, Pierre Laulan, employé du sieur Jude, reproche au fils du « Grand Louis » de faire paître ses vaches dans les vignes de Jude ; il est roué de coups de poings et de pieds.

  • Le 12 août 1730, Martial Dumas seigneur de Bois Grammont déclare que le Grand Louis et son fils envoient de nuit leurs chevaux pacager dans les vignes et terres cultivées de Bois Grammont ; Dumas a fait enfermer les chevaux pour les conduire au parc de justice, le « Grand Louis » les a repris par la force.

  • Le 22 août 1737, Etienne Antoune de la Forêt a trouvé, vers 4 heures du matin, le cheval d’André Faure « le Grand Louis » dans ses vignes où « il a rompu des pieds de vigne et répandu quantité de raisins ». Le « Grand Louis » étant coutumier du fait, Antoune a enfermé l’un des chevaux dans une cabane et est parti à Bordeaux pour déposer une plainte. Le « Grand Louis », sa femme et ses enfants ont enlevé le cheval.

Après son décès, les « fils et héritiers » d'André Faure « le Grand Louis » : Jean (laboureur), Arnaud (laboureur) et Antoine soldat au service du Roi vendent une pièce de terre de 15 journaux. (chez M° Collignan le 26.10.1747).

S'il en est ainsi, notre « Grand Louis » n'aurait rien à voir avec le Roi-Soleil !

Michel Baron.

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