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Les curés.

 Le curé  était un personnage important dont le rôle n'était pas seulement de voguer dans les hautes sphères spirituelles. Pour bien faire comprendre aux gens qu'il avaient une âme, il fallait éveiller leur esprit, les tirer de leur ignorance, les éduquer. Qui donc, sinon l'Eglise, dépositaire de la science profane et religieuse, aurait pu s'en charger ? Avant de marier, baptiser, administrer les sacrements, il fallait leur en expliquer la signification et la portée avec des termes et des images que chacun pouvait comprendre. C'est exactement ce qu'avait fait le Sauveur quand il parlait en paraboles pour annoncer l'Evangile.

C'était un honneur pour chaque famille de recevoir le prêtre. On l'aimait bien mais on le craignait aussi. Un reproche, même léger, de cet homme entouré de l'auréole de sa fonction et de son instruction, était ressenti de façon désagréable, car on était pauvre mais on avait sa fierté. Etre en bons termes avec son curé fournissait, selon eux, la garantie d'être en excellents termes avec le Bon Dieu.

C'est pourquoi ils assistaient régulièrement à la messe et aux vêpres et évitaient de travailler le dimanche. En contact permanent avec ses paroissiens, il les aidait à rédiger une requête, à déchiffrer un acte notarié. II les conseillait pour les formalités de justice, car nos ancêtres étaient très procéduriers. Ils défendaient leurs droits du bec et des ongles. Une limite imprécise de proprté, un fossé détourné, un droit de passage, une clôture mitoyenne, une branche d'arbre qui dépassait, et les plaignants venaient demander conseil au curé. Bien souvent, conformément à sa mission de paix, il arrivait à les mettre d'accord, mais ce ntait pas toujours le cas. Ayant échosur le plan matériel, il ne lui restait plus quprier pour eux. Les curés, par leurs connaissances des plantes étaient considérés, bien souvent comme des savants guérisseurs. Après tout, pourquoi pas ? Autant aller voir le curé dont les soins étaient gratuits, que le chirurgien qu'il fallait payer bien cher pour une saignée ou un clystère. Et puis on sait bien qu'il n'y a que la foi qui sauve !

La paroisse de Saint-Aubin, très liée à Saint-Médard dépendait hiérarchiquement du vicaire forain de Moulis - délégué de l'Evêque dans une juridiction territoriale – depuis le début de 16ème siècle. Pendant deux siècles, l'Archiprêtre de Moulis eut la responsabilité de 31 paroisses du Médoc, mais ces fonctions furent assumées le plus souvent par le curé de Saint-Médard, parfois par celui de Saint-Aubin, tel l'abbé Lalanne de 1699 à 1724.

A partir du 17ème siècle, et avec quelques lacunes, nous avons pu reconstituer la liste des curés de Saint-Aubin, qu'on trouvera ci-dessous avec les quelques précisions que nous avons pu trouver. Nous recherchons  des compléments d'informations.

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Sous la révolution et la Terreur, très peu de curés du Médoc ont prêté serment. On n' y relève pas le nom du chanoine Barbe, curé de Saint-Aubin. Dans ce cas, après avoir exercé son ministère, en cachette, protégé par la population, il aurait pu être arrêté, déporté et mourir martyr comme tant d'autres. Peut-être a-t-il pu fuir en Espagne comme plusieurs prêtres de la Gironde. Mais nous ne retrouvons pas sa trace après la Révolution. Après le retour au calme, notre église fut classée "chapelle vicariale" et desservie le plus souvent par un chapelain (trappiste ou vicaire).

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Texte extrait du livre du René-Pierre Sierra, Chronique de Saint-Aubin-de-Médoc, juin 1995, éditeur mairie de Saint-Aubin-de-Médoc, p 70-75.

 

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