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Chemins, routes et rues.

Les hameaux les plus anciens de la commune avaient pour nom Gaillard, Cheyton, Fontanieu, Bacibey, Laville, Caillavet, Gossemot. Certains ont donné leurs noms aux rues, d'autres ne sont plus connus que des anciens.

Le 25 août 1836, le baron de Pichon propose d'établir un chemin de communication de Ludon à Parempuyre qui partirait du village de Lataste passant par le bois de Bigaymon vis à vis la maison Lavaud, traverserait le communal de Parempuyre appelé Lauga pour joindre le chemin au lieu appelé « La Garenne ». Le conseil donne un avis peu favorable d'entreprendre des frais pour ce chemin, les besoins pouvant facilement s'effectuer par les communications établies : les voitures par Ayguelongue et le Despartins et les piétons par une ligne tout à fait directe, établie depuis un siècle.

Le 15 juillet 1837, le maire de Ludon M. Labarthe adresse une lettre au préfet portant la signature d'un groupe d'habitants de sa commune, demandant la construction de la route de Blanquefort à l'église de Labarde par les bourgs de Parempuyre, Ludon, Macau : « en sortant de Blanquefort, cette route que nous vous demandons de classer, longe tous les riches palus et prairies de Parempuyre, traverse les propriétés de MM. Tastet, de Matta et de Pichon, laisse l'église (la vieille) de Parempuyre à une petite distance, traverse alors une petite lande et la jalle de l'Ayguelongue sur un pont qu'il faudra construire. Ainsi, sera rétablie une communication indispensable et depuis longtemps réclamée entre Parempuyre et Ludon. Cette route longera ensuite la belle terre d'Agassac, les propriétés de M. De Bethmann etc. » Cette route ne devait être construite qu'en 1853.

En 1845, les chemins recensés sur la commune sont au nombre de 11. Ils reliaient les hameaux entre eux. Au début de ce siècle, les chemins ruraux qui desservaient les différents hameaux faisaient l'objet de réfections constantes ce qui entraînait de gros frais pour la commune. Aussi, certains d'entre eux étaient-ils laissés à la charge des propriétaires riverains (en particulier ceux à caractère quasiment privé). On note à ce propos dans les archives de la mairie, à la date du 11 novembre 1925, que « le chemin du château à Gossemot étant propriété privée, la circulation n'y est pas un droit ». Le goudronnage du chemin de la gare sera effectué en 1933, cette voie, empruntée par les autobus, étant détériorée par des passages fréquents. Au hameau de Lagrange, la route menant du chemin de Labarde au port attendra 1959 pour profiter du même avantage. Si déjà en 1931, certains habitants du bourg demandent des trottoirs, ce n'est que près de trente ans plus tard que les premiers apparaîtront dans le centre, lequel était à la même époque cependant doté de caniveaux. Petit à petit, quelques chemins ruraux vont faire place à des chemins vicinaux, certains même seront classés départementaux (ex : route de la Gare en 1955). La rue principale, située au nord de l'église, reçut le nom du héros de Verdun, Maréchal Pétain, mais l'Histoire en décida autrement. À la libération, en 1945, cette rue fut débaptisée au profit du Général de Gaulle. De même, la place de l'Église devenait à la même époque place de la Libération ce qui donnera leur nom aux écoles qui la bordent.

C'est après la création de la Communauté Urbaine de Bordeaux, à sa demande et celle des Services de la Poste, que se fait en 1969 la dénomination des voies de Parempuyre. Pour la plupart, les rues reçoivent le non du lieu-dit qu'elles traversent, d'autres rendent hommage à d'anciens élus de la commune, maires ou adjoints. C'est ainsi que, en 1970, sont posées les plaques des rues de Bordeaux, de Macau, de la Gare, de Caillavet, de Vassivey, de Gaillard, de la Poste, de Landegrand, de l'Église, des Écoles, de Fontanieu, du Procurayre, du Lugat, de Bel-Air, du Crébadin, de Bigeau, de Bigot, du Bourdillot et du Port à Lagrange, ceci pour les lieux-dits.

Les élus mis à l'honneur donnent leur nom aux rues Philippe Durand-Dassier, Marcel Guilbert, Camille Montoya, Henri Founeau, Maurice Pillon, Marcel Bensac. En 1971, le Conseil municipal décide de rajouter le prénom (Hubert) de l'ancien maire, récemment décédé, à la rue qui porte déjà le nom de son père, Philippe Durand-Dassier ; en mai 1973, la place du Centre est rebaptisée rue Henri-Founeau (ancien adjoint au maire). En 1981, est instituée la numérotation des immeubles bâtis. La même année, de nouvelles voies sont nommées ; on trouve désormais des Allées (pour voies privées non classées) portant quelquefois des noms de lieux-dits (Carrière de Bos, Sapierre, Bordes, du Flamand) ou tirées du patois (la Naoude désigne un petit étang) ou d'un quartier (Cheyton). Au hameau de Lagrange, naissent le quai des Mouettes et l'Allée des Pêcheurs. Ainsi au fur et à mesure de l'extension de la construction privée, les chemins reçoivent une identité qui faisait perdre à la commune son caractère rural. L'usine désaffectée située à l'extrême ouest de la commune, avait donné son nom à une rue et une allée. Les Compagnons d'Emmaüs y ayant installé, en 1971, une de leurs communautés, une partie de la rue est rebaptisée, en 1994, rue des Compagnons de l'Abbé Pierre. Ainsi, Parempuyre rendait hommage à cet homme de bien, ancien résistant, mais internationalement connu et respecté dans un autre domaine, celui de la solidarité.

 

Texte extrait : Parempuyre, sa mémoire, ouvrage collectif édité par le Comité d’animation communale de Parempuyre, 1995, p.65-66.

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