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La vigne et le vin.

La plantation des premiers ceps de vigne sur la commune date du XIVème siècle.

Cette culture va, au cours du temps, s'intensifier et la qualité grandement s'améliorer. Le « Producteur », ouvrage spécialisé, dans son édition de 1839, note que : « Les graves de Parempuyre sont d'une excellente nature; elles reposent sur l'alios, pouding ferrugineux, dont nous parlons chaque fois que nous décrivons une commune doquine, parce que la longue exrience a montré que nos vins doivent en grande partie leur qualité toute exceptionnelle à ce sédiment ferrugineux. En ce lieu aussi les soins les plus soutenus sont donnés à la culture des vignes ; le choix des positions est bien entendu, les parties trop sablonneuses, quelques productives qu'elles puissent être, sont négligées, abandonnées, parce qu'on n’aurait pas obtenu d'elles des qualités aussi licates et la fabrication du vin est faite avec une sollicitude qui ne saurait être dépassée. Parmi les propriétés qui nous occupent, nous devons mentionner celle de M. le baron de Pichon, qui a pour manoir le château de Parempuyre... des circonstances qui nous échappent depuis trop longtemps avaient fait négliger ce genre de culture qui a été reprise avec succès par l'actuel propriétaire. Ses premiers produits sont venus constater, en 1832, que l'oubli momentané où ils étaient restés, n'avait rien changé à leur nature bonne par essence... M. le vicomte Both de Tauzia, qui a succédé à des prédécesseurs du même nom, a, sous son administration, augmenté son héritage, planté des vignes en grave choisies, et replanté, non pas directement dans le palus, mais sur le même terrain marneux où l'un de ses aïeux eut des vignobles qui rendaient des vins agréables et bons ».

Au XIXème siècle, on ne compte pas moins de 11 propriétaires viticulteurs. Certains cultivent du cru bourgeois en graves, tels

- le baron de Pichon, au cteau de Parempuyre,

- M. Heyrim, au cteau Ségur,

- M. Rondeau, à l'Isle d'Arès (ancien cru Ségur),

- M. Laurent, à Belair.

D'autres crus bourgeois sont cultivés en Palus

- M. Ivoy, domaine de Labouret,

- Mme veuve Cruise, domaine de Bordes,

- M. Lafonta, domaine de Morin.

Enfin, on note des crus artisans, en graves, cultivés au bourg par MM. Larosa, Destanques et Mérilleau, M. Rondeau exploitant une parcelle au Vigneau.

Au début du XXème siècle, la viticulture à Parempuyre connaît son âge d'or. On distingue deux sortes de vins : les graves et les vins de palus. Les ouvrages spécialisés nous en donnent la description.

Vins de graves - Analogues à ceux de Ludon, dans l'ensemble de la commune, se distinguent, dans certains crus, par une grande finesse, une sève et un agrément tout particulier.

Vins de palus - Produits dans des vignobles crées récemment sur des terrains de choix et complantés de cépages fins ; ils sont doués d'une sève très agréable et leur bon développement les fait déjà rechercher parmi les vins de palus ».

En graves, les principaux propriétaires produisent des crus bourgeois supérieurs (225 tonneaux par an au total). Le château de Parempuyre est co-exploité par MM. Philippe Durand-Dassier et Frédéric Cruse. Les vins du château de Parempuyre se distinguent par leur finesse, leur élégance et leur bouquet. Particulièrement recherchés dans l'Allemagne du Nord, ils se vendent néralement en primeur. MM. Louis Fillon et Charles Pépin se partagent les crus de Ségur, l'un exploitant l'Isle d'Arès, l'autre le château. La complantation de l'Isle d'Arès, qui date de très longtemps, se compose de cabernet, malbec et merlot. Ses vins, produits par de très vieilles vignes se distinguent par une très grande finesse et beaucoup de bouquet. Ils sont très recherchés en Hollande et se vendent comme les meilleurs bourgeois supérieurs du Médoc.

Le château gur produit des vins d'une finesse et d'une couleur remarquables qui le classent au premier rang des « bourgeois supérieurs » et le mettent avantageusement en parallèle avec des vins d'une classification beaucoup plus élevée.

Les vins de palus regroupent plusieurs crus qui produisent alors entre 20 et 200 tonneaux par an. La plus importante exploitation est le château de Vallier. Dans son édition de 1908, l'ouvrage « Bordeaux et ses vins » en parle en ces termes : « La maison noble de Vallier, située sur les bords de la Garonne, a une origine très ancienne. MM. Duchesne Frères s'en rendirent acquéreurs en 1881 et augmenrent considérablement son vignoble, dont l'encépage de premier choix met ses vins bien au-dessus des vins de palus ordinaires. Ce vignoble a produit, en 1893, 440 tonneaux. En 1891, la médaille d'honneur décernée par la Société d'Agriculture de la Gironde au vignoble le mieux tenu, a été obtenu par celui de Vallier, qui continue à constituer un vignoble moderne ».

Enfin, 50 à 60 tonneaux de vins blancs étaient tirés du cru Mont-Blanc, par M. Georges Guestier.

D'autres proprtaires exploitent entre 20 et 75 tonneaux en palus ; il s'agit de :

- Cru Labouret-Moissac, Héritiers Ivoy,

- Château Morin, Le Flamand, Château Trompette,

- Cru Ragouil-de-Villepreux, Domaine de Cadillac,

- et le Clerc de Ségur.

On note également une vingtaine de petits propriétaires qui font de 1 à 6 tonneaux. Petit à petit, les vignobles vont être abandonnés, les terres vendues en vue de la construction. De nos jours, seuls deux vignobles sont exploités à Parempuyre. Encore un retour aux origines, puisqu'il s'agit du château Ségur et du château Pichon.

 

Château Ségur et château Fillon.

Société civile Agricole du Château Ségur en est propriétaire. Le vignoble, situé sur une des plus belles croupes du doc comprend 33 hectares complantés de merlot (47 %), cabernet-sauvignon (27 %), cabernet-franc (20 %) et petit-verdot (6 %). Les ceps s'alignent sur un grand plateau entouré d'arbres et le sous-sol se compose, entre autres, de graviers et de marnes.

Plusieurs crus à Ségur :

- le château Ségur, Haut-Médoc en cru bourgeois,

- le Ségur-Fillon, Haut-doc en bourgeois supérieur,

- le domaine Boisgrand, seconde qualité en Bordeaux supérieurs.

Dans une récente édition, Coks et Ferret décrivent le vignoble ainsi : « Ses terres argilo-graveleuses produisent des vins renommés, d'une finesse remarquable et d'un délicieux bouquet qui les classent parmi les meilleurs bourgeois supérieurs. Les améliorations et les travaux sont effectués avec un soin constant par les propriétaires. La vinification est conduite avec compétence et scrupule, selon les règles de la science œnologique moderne la plus pure. Ils ont obtenu de nombreuses médailles (bronze, argent et or) lors de divers concours régionaux ».

Les chais et bâtiments ont été récemment rénovés sans rien perdre du style originel. Un château d'eau à l'architecture très particulière domine le vignoble. Au Sud-Ouest, le château Ségur-Fillon est compod'une bâtisse fin XVIIIème et de bâtiments beaucoup plus récents. Un curieux pigeonnier dresse son toit pointu que l'on découvre au détour d'une allée privée, face à un lavoir au charme désuet.

 

Château Clément-Pichon.

Propriété des vignobles Clément Fayat, les crus du château de Parempuyre sont l'œuvre de M. Clément Fayat. « Le vignoble Clément Pichon bénéficie d'un sol graveleux et d'un sous-sol riche en crasse de fer. Il a été entièrement replanté sur 25 ha par parcelles successives donnant, en 1981, leur première récolte. Il est constitué de cépages complémentaires qui, à l'assemblage, font la richesse des vins de la propriété, avec une pdominance de cabernet-sauvignon et cabernet-franc apportant au vin la capacité de vieillissement et la finesse des arômes. En proportion moins importante, le merIot lui procure sa souplesse et sa rondeur. Des parfums de mûres et de cacao caractérisent les vins du château Clément-Pichon.

 L'élevage : dans les chais construits en 1878 et rénovés un siècle plus tard, l'indispensable tradition est enrichie des techniques et installations modernes. Le cuvier en acier inoxydable permet de conduire les opérations de fermentation à des températures maîtrisées par un système de thermorégulation. Le vin est ensuite élevé entre douze et dix-huit mois dans des fûts de chêne renouvelés par moit tous les ans. Pendant cette période, le vin reçoit les soins les plus traditionnels : ouillage chaque semaine pendant la première année et soutirage tous les trois mois pendant la durée sous bois. Le collage au blanc d'œuf vient achever l'élevage avant la mise en bouteilles au château ».

 Le vin : de ce vignoble sont nés deux vins : le château Clément-Pichon est issu des vignes qui ont aujourd'hui atteint l'âge adulte. Le château de Parempuyre ou la Motte Clément-Pichon sont les deuxièmes vins élaborés à partir des vignes plus jeunes. En 1989, huit ans après les premières vendanges, le château Clément-Pichon, premier vin de la propriété, devient cru bourgeois et entre ainsi dans les rangs de ceux qui servent avec honneur le prestige des vins du Médoc. La majeure partie de la production est commercialisée en exclusivité par la maison Dourthe-Kressmann Groupe C.VB.G. Le reste est réservé à la vente aux particuliers au départ de la proprté ». (Extrait de ldition spécialement réalie pour le Ban des Vendanges 1994 Direction de la publication Clément Fayat).

 Texte extrait : Parempuyre, sa mémoire, ouvrage collectif édité par le Comité d’animation communale de Parempuyre, 1995, p.75-79.

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