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Le monument aux morts.

En 1919 est lancée une souscription pour « l'édification d'un monument ou plaque en souvenir des jeunes tués face à l'ennemi, disparus ou morts pour la France, au cours de la guerre de 1914-1918 ». Il semble cependant que cette souscription ait abouti à l'élévation du monument dit « de Jeanne d'Arc».

monument1914

 

En 1928, le conseil municipal étudie un projet de monument aux morts sur la place de l'église. Il est décidé de le situer face à l'emplacement réservé pour la construction de la mairie, entre les deux écoles (voir chapitres mairie et écoles). Il faut cependant attendre les fonds nécessaires pour commencer les travaux. Un comité spécifique est constitué. Le 15 décembre 1929, une subvention communale de 8 000 F est versée au dit comité, permettant ainsi de mettre le projet à exécution. L'aménagement de l'environnement tel que nous le connaissons aujourd'hui, est décidé début 1931 ; le monument est achevé la même année, au cours de l'été.

 

monument-morts

Texte extrait : Parempuyre, sa mémoire, ouvrage collectif édité par le Comité d’animation communale de Parempuyre, 1995, p.49.

 

Regard sur l’histoire.

Le devoir de mémoire, par l’Union Nationale des Anciens Combattants de Parempuyre et le Souvenir Français L’année 2014 marquera le 100ème anniversaire du déclenchement de la Première Guerre Mondiale. Pour notre pays, c’est une catastrophe sans précédent et Parempuyre n’a pas échappé au carnage. Sur une population totale de 600 habitants, 54 de ses enfants n’en reviendront pas. À l’instar de beaucoup de villages, la population se mobilise pour cristalliser le devoir de mémoire envers ceux qui ont payé le prix du sang pour le service de la France. Sous l’impulsion de Philippe Durand-Dassier, alors maire de Parempuyre, les survivants et les familles proches des disparus se mobilisent pour élever un monument à la mémoire de leurs enfants « Morts pour la France ». La souscription publique réalisée au cours de l’année 1919 confortée par de généreux donateurs permettra l’édification d’un monument connu sous le nom de « Monument Jeanne d’Arc » à l’angle de la rue de la Gare et de la route Bordeaux-Macau. C’est devant ce monument que les habitants honoreront la mémoire de leurs disparus pendant plus d’une décennie. Personne ne sait dire aujourd’hui l’idée qui a présidé au choix de Jeanne d’Arc, peut-être que cette lorraine célèbre représentait alors dans l’inconscient collectif, l’esprit de libération de la France quelques décennies avant que le Général de Gaulle ne l’incarnât de nouveau.

Ce n’est qu’en 1929 que la commune de Parempuyre va décider de se doter d’un monument aux morts « républicain », l’État ayant décidé en 1925 que des fonds publics soient consacrés à l’édification de monuments aux Morts dans chacune des communes. En octobre 1929, un projet est présenté à l’Association des Anciens Combattants de Parempuyre. Il sera approuvé par réunion du Conseil d’Administration du 24 octobre 1929 où il est expressément demandé à la municipalité de l’implanter face à « la future mairie » (école Libération). Le coût de ce projet est de 23 000 francs. La réunion du conseil municipal présidé par Hubert Durand-Dassier, ancien combattant 14-18, lui-même, vote une subvention de 8 000 francs, le reste du financement constitué par une subvention nationale et des dons privés sera finalement réuni par le Comité local. Il faudra cependant attendre l’été 1931 pour que le monument soit achevé dans la configuration actuelle. Quant à l’ancien monument dit de Jeanne d’Arc, il fut démonté en 1992 pour favoriser la mise aux normes des voies de circulation eu égard à l’urbanisation de la commune. Précieusement stocké, la municipalité sous le mandat de Jacques Laroza décida de le remonter dans le parc Beauséjour à l’emplacement qui est aujourd’hui le sien en 1998. Ce clin d’œil à l’histoire vient rappeler à nos concitoyens que ce monument est pétri de la sueur et du sang de nos anciens, qu’il est un témoin de notre histoire collective et qu’à ce titre il a droit à notre respect et à notre reconnaissance.

Le magazine municipal d’information de Parempuyre, octobre 2013, n°38, page 5.

 

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