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Joomla : Porte du Médoc

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Le chemin de fer.

L'achat des terrains pour le passage de la ligne se fait en 1864. Le Conseil municipal adresse une supplique au Préfet pour l'obtention d'une station et de trois passages à niveau :

- chemin du bourg à l'usine (sera refusé),

- chemin du bourg au Pian (Landegrand),

- chemin du bourg à Peybois (rue de la Gare).

Le refus du passage à niveau sur le chemin du bourg à l'usine est à l'origine de la désaffectation du dit chemin. On voit nettement sur la carte IGN, le chemin menant à l'usine par la rue de Bigeau. La première section ouverte est celle reliant Bordeaux à Macau, en 1868 ; ce fut certainement pour les Parempuyriens un événement de première grandeur. Même au temps de la machine à vapeur, pouvoir joindre Bordeaux en quelques dizaines de minutes mettait fin à un certain isolement. Une halte, que l'on appelle « gare » par habitude, est enfin accordée en 1888 et prend le nom du lieu-dit, Bel-Air.

Le réseau ferroviaire Bordeaux-le Verdon n'est quant à lui en service qu'en 1875. Le progrès ainsi obtenu est là aussi considérable pour les ruraux du Sud-Médoc qui peuvent ainsi accéder aux plages (Soulac - Le Verdon), chose probablement impensable auparavant. C'est alors qu'arrive une sorte d'institution « les trains de plaisirs ». Des voyages Bordeaux-Soulac étaient offerts, pour un prix modique, le dimanche, à la belle saison. Chaque train déversait sur les plages du nord du Médoc un millier de vacanciers d'un jour venus sacrifier à la mode des bains de mer. Fin du XIXème siècle, un trafic intense de marchandises et voyageurs se fait sur ce réseau mais la concurrence par voie d'eau notamment, puis par la route, est très rude. La conjoncture économique, la modernisation, ont une influence négative sur le trafic ferroviaire. Dès 1952, certains trains déficitaires sont supprimés sur cette ligne ; il est vrai que l'automobile, déjà, détrônait les autres moyens de transport.

 

Texte extrait : Parempuyre, sa mémoire, ouvrage collectif édité par le Comité d’animation communale de Parempuyre, 1995, p.67.

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