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Joomla : Porte du Médoc

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La période romaine.

À l'époque romaine, le fleuve Garumna longe dans sa partie occidentale, de nombreux marécages qu'il inonde généreusement, y déposant de riches alluvions. La région est, à l'ouest, recouverte du Saltus Vasconiae (origine du mot Gascogne) vaste et dense forêt de chênes et de pins, que l'on peut supposer giboyeuse et donc déjà fréquentée des chasseurs.

Deux villes : au sud Burdigala, au nord Noviomagus ; afin de relier l'une à l'autre, les Romains construisent une voie traversant le Médoc dans toute sa longueur, la Lébade (ou levade). Plusieurs écrits en signalent des vestiges sur notre commune, encore visibles il y a un peu plus d'un siècle. Si l'on se réfère au tracé établi d'après des photographies aériennes, par l'Institut Géographique National, cette voie semble, au contraire, beaucoup trop à l'ouest pour avoir, logiquement, pu traverser notre commune.

Pourtant, plusieurs chemins sortent de Burdigala, dont l'un, longeant les Piliers de Tutelle en direction Nord-est, peut avoir en droite ligne rejoint Parempuyre avant de bifurquer sur le Pian. C'est l'hypothèse avancée comme probable par le professeur Étienne dans son ouvrage « Bordeaux Antique » en 1962. Auparavant, en 1837 et 1897, plusieurs auteurs font état de ce même tracé, évoquant des vestiges de villa antique à Parempuyre. Il peut donc être supposé qu'un chemin ait relié cette villa située sur notre sol à la voie de communication unique Burdigala-Noviomagus. Ceci concilierait toutes les hypothèses, nous permettant de justifier un passé antique à Parempuyre.

Le séisme de l'an 580 modifie le paysage régional médocain, transformant radicalement la pointe de la presqu'île et le littoral. La partie océane sombre dans les flots, engloutissant Noviomagus, s'il est vrai que cette ville était située en bord de mer.

La rive gauche du fleuve a, quant à elle, changé de physionomie au cours des siècles : la terre gagne peu à peu sur l'eau, quelques îles se rattachent à la terre, les marécages deviennent marais sillonnés de jalles et chenaux, de petits ports se créent et certains chenaux navigables permettent aux barques d'apporter à l'intérieur des terres, sel, poissons et mollusques. Après la domination romaine, notre sol souffre de multiples invasions : les Wisigoths, au début du 5ème siècle, les Francs, cent ans plus tard, puis les Sarrasins qui, après avoir largement pillé et ravagé la région, y font souche. Enfin, sous Charlemagne, les Normands envahissent à leur tour le pays médocain.

anmoins, le Médoc semble se dépeupler : les guerres, maladies épidémiques et endémiques, les famines récurrentes, déciment les populations. Le haut Moyen-âge ne laissera que de rares vestiges. Il faudra attendre le XIème siècle pour voir s'élever en Médoc églises, maisons fortes, mottes et salles.

 Texte extrait : Parempuyre, sa mémoire, ouvrage collectif édité par le Comité d’animation communale de Parempuyre, 1995, p.14.

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