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Les écoles.  

Jusqu'à la construction de la nouvelle église, l'école se trouvait face au Vieux Logis (actuel Athénée).

Le 12 mai 1847, le Comité d'Instruction primaire de Bordeaux accorde une subvention à la commune pour l'aider à construire une école publique. Cependant en 1848, M. Capelle, ancien maire, écrit au préfet afin que celui-ci intervienne pour « faire obstacle à la décision du nouveau conseil qui souhaite affecter à d'autres besoins les sommes revenant à l'entreprise Lamarque pour construction de la maison d'école et la mairie ».

Près de 16 ans plus tard, en octobre 1864, un événement qualifié d'exceptionnel par le cardinal archevêque de Bordeaux a lieu dans notre commune. Le curé de Parempuyre demande que soit accordé à l'instituteur l'autorisation provisoire de tenir une école mixte. En effet, la mixité est regardée comme très fâcheuse par l'évêché qui y voit de graves inconvénients. Le fait est cependant atténué, car l'épouse de l'instituteur, « à la veille de devenir elle-même institutrice, surveille les jeunes filles ». De son côté, le conseil municipal émet le vœu que le préfet veuille bien accorder cette faveur « jusqu'au mois de mars 1865, date à laquelle Mme Dubernet se présente à l'examen ».

Les instituteurs sont alors rémunérés par la commune et l'école payante. Il est facile d'imaginer que seuls les parents aisés y envoient leurs enfants. Toutefois, chaque année, quelques élèves (le nombre est fixé par le préfet) sont admis gratuitement à l'école publique. Le curé et le maire sont chargés d'en dresser ensemble la liste. Il est précisé par ailleurs qu'il s'agit « d'enfants mâles » ; cette ségrégation sexiste sera, heureusement, de courte durée ! La charge est pourtant lourde pour la commune. En 1867, les élus considèrent inopportune la création d'une école de filles et demandent au préfet de leur en accorder la dispense, arguant du fait que l'école libre, gratifiée d'une aide de la commune, peut suffire. Par contre, on conserve le cours d'adultes assuré durant les mois d'hiver par l'instituteur public. Compte tenu de l'insuffisance de l'école de filles et de l'éloignement du logement de l'institutrice, le sieur Métayet offre, en 1872, de construire une maison d'école de filles avec logement pour la maîtresse, moyennant paiement d'un loyer avec bail pour dix ans à compter du 1er janvier 1873. La même année, le Conseil refuse de voter les fonds pour un gymnase dans les écoles communales sur le motif que « la dépense n'est pas suffisamment établie dans les campagnes où les enfants jouissent du grand air et d'une activité qu'ils n'ont pas dans les grands centres de population ».

Le 13 novembre 1881, il est décidé que le maire devra faire auprès de l'administration supérieure les démarches nécessaires pour obtenir l'établissement dans la commune d'une salle d'asile réservée aux petits enfants, filles et garçons, sous la surveillance d'une institutrice jusqu'à l'époque de leur admission aux écoles. Cette décision découle de l'insuffisance du local affecté aux écoles par suite de la gratuité. Cependant, l'inspection primaire de l'Arrondissement de Bordeaux « estime que l'urgence de cet établissement n'est pas tellement évidente que la création n'en puisse être ajournée, si les finances de l'état n'en permettent l'ouverture immédiate ». Il précise néanmoins qu'une école maternelle serait très utile à Parempuyre. Ceci permettrait aux familles ouvrières de se livrer aux travaux des champs et débarrasserait les écoles des petits enfants qui ne font que les encombrer... La construction de l'école primaire de garçons et de filles fait l'objet d'un projet approuvé et subventionné par une décision ministérielle le 4 mai 1897. Ainsi que prévu, ces écoles seront placées au nord-ouest de l'église ; entre elles et face au monument aux morts, devait être construite la mairie, ainsi qu'évoqué dans le chapitre qui lui est réservé.

ecole

La nécessité d'une école mixte au hameau de Lagrange se faisant de plus en plus sentir, le conseil municipal charge le maire, le 10 juin 1900, d'obtenir de l'administration la dite création dans les plus bref délais. Il ne s'agit pas là de construire une école mais d'obtenir un poste d'enseignant. Un local, loué par la commune, accueillera les élèves. Le ministère de l'Instruction Publique donne son accord en mars 1901. Le hameau de Lagrange se trouve alors doté de son école mixte publique.

Parallèlement, la nécessité d'une classe enfantine devient indiscutable en raison du nombre d'enfants inscrits au bourg (71 garçons et 60 filles de plus de 6 ans). Un poste de directrice de classe enfantine est demandé. La commune dispose du local nécessaire, annexé à l'école des filles. Le conseil s'engage à faire figurer pendant dix ans la classe enfantine à créer, au nombre de celles donnant lieu à une dépense obligatoire. Il est précisé toutefois que le traitement de la maîtresse devra être pris en charge par l'Etat et non par la commune.

classe

Fin 1929, une deuxième classe de garçons est prévue. Pourtant, conséquence des années de guerre, la population est moindre qu'en 1911. Toujours en 1929, l'électricité est installée dans les écoles.

Parempuyre semble, pendant une vingtaine d'années, se satisfaire de ses équipements scolaires ; la guerre de 39-45 est, il est vrai, en partie responsable de l'immobilisme, et même d'une certaine régression. De petits équipements sont effectués pendant quelques années : remplacement des poêles à bois par des poêles à mazout en 1952 ; installation de l'eau dans les écoles du bourg en 1954 et en 1955 dans celle de Lagrange (idem pour le poêle à remplacer). La deuxième classe pour les filles sera créée 27 ans après celle des garçons, soit en juin 1956. Il est vrai que la population n'a pas beaucoup évolué entre temps ; cependant, dès le début des années 1960, l'urbanisation va crescendo nécessitant la création d'une nouvelle classe en 1961. Des réserves foncières sont faites en vue de nouvelles constructions. En 1964, l'installation du chauffage central dans les écoles est effectuée pendant les grandes vacances. À la rentrée, le nombre d'élèves nécessite la création d'une classe provisoire dans une salle de la mairie ramenant de ce fait l'école dans le site originel. Le hameau de Lagrange semble par contre se dépeupler, la fréquentation de l'école est peu élevée, le changement d'enseignants fréquent. Aussi, début 1966, la fermeture de l'école est-elle envisagée ; elle devient effective deux ans plus tard, alors que, au bourg, la construction en 1966 d'une classe d'urgence précède d'un an l'ouverture d'une classe supplémentaire.

Un ramassage scolaire est institué pour les enfants scolarisés au hameau de Lagrange, en 1974. Un an plus tard, une classe enfantine est créée pour les petits de 5 à 6 ans. Ainsi, de classe supplémentaire en classe supplémentaire, l'école baptisée « Libération » comporte 12 classes en 1979 (primaires et maternelles confondues). Il est vrai que la population a doublé en une douzaine d'années. La décision est prise de créer un deuxième groupe scolaire; implanté à l'ouest du Vieux Logis, il permet aux élèves de profiter du parc attenant. Ouvert en 1980, il porte le nom de Jean-Jaurès.

Depuis, et sans discontinuer, les classes seront ajoutées aux classes, avec les équipements annexes indispensables (réfectoires et cuisines). Suivent alors l'ouverture d'un collège d'enseignement secondaire en 1983, puis l'année d'après d'une école maternelle (Libération). Tous les groupes scolaires sont agrandis les années suivantes. Enfin, en 1993, un Centre de l'Enfance comportant classes maternelles et garderie péri et postscolaire, voit le jour près de l'école Jean-Jaurès, portant la population scolaire en 1995, à près de 1 500 élèves.

 Texte et iconographie extrait de : Parempuyre, sa mémoire, ouvrage collectif édité par le Comité d’animation communale de Parempuyre, 1995, p.54-56.

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