Accueil
Le Canton
Blanquefort
Eysines
Parempuyre
Le Pian-Médoc
Ludon-Médoc
Macau
Saint-Médard-en-Jalles
Le Haillan
Le Taillan-Médoc
Saint-Aubin-de-Médoc
Bruges
-------------------------------
-------------------------------
Mode d'emploi
-------------------------------

Lettre d'information




Joomla : Porte du Médoc

Rechercher sur le site

Le transfert du cimetière en 1861.

Depuis toujours, le cimetière entourait l'église. Il fut transféré en 1861, non pour des raisons d'hygiène, mais pour un problème de gros sous. Il était entouré d'un mur qui menaçait ruine. Lorsqu'on voulut le réparer, en 1858, le devis s'élevait à 1 747 F alors qu'un transfert était estimé à 2 500 F et qu’en outre, on pourrait récupérer les pierres pour améliorer les routes. On opta donc pour l'emplacement actuel, une pelouse communale à laquelle on accédait par une allée de peupliers, aujourd'hui remplacés par des platanes, qui était aussi l'allée du château Lassalle. L'entrée du cimetière était donc à l'opposé du portail actuel. Le coût des réalisations publiques est toujours, on le sait bien, largement supérieur au devis initial. Ce défaut existait déjà au 19ème siècle, puisqu'un nouveau devis en 1859 se montait déjà à 4 661 F... Nous ne connaissons pas le coût final mais il est possible qu'il ait été égal ou supérieur aux deux premiers devis réunis. Ce transfert dura plusieurs années. En 1861, le conseil fixe le prix des concessions que le préfet trouve trop bas et annule, car l'État omniprésent intervient dans les plus petites affaires communales. On augmente les tarifs et, donnant l'exemple, le maire Charles Langlois demande et s'accorde la première concession. Trente ans plus tard, le cimetière est devenu trop petit et la croix s'affaisse, minée par les excavations. On répare, on agrandit. Mandaté par le cardinal Lecot, l'abbé Caudéran bénit cet agrandissement (partie méridionale) en présence des autorités et de la population, puis on laisse dormir nos anciens jusqu'à la prochaine extension. Le portail actuel est percé en 1912. L'accès se fera désormais par la route du Tronquet, près de laquelle on creuse un puits (bouché récemment).

Texte extrait : Chronique de Saint-Aubin-de-Médoc, René-Pierre Sierra, juin 1995, éditeur mairie de Saint-Aubin-de-Médoc, p 164-165.

joomla template