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La construction de l’école. 

Le besoin d'instruction se fait sentir : c'est devenu une nécessité urgente. Les quelques enfants qui vont à Saint-dard ont bien du mal à effectuer le trajet à pied par tous les temps. En 1868, la vente des landes laisse espérer qu'on aura assez d'argent pour construire une école. On vote un premier crédit de 14 000 F. M. Chaigneau veut bien vendre sa prairie devant l'église pour les foires et les manifestations publiques. On construira l'école en bordure de la prairie. Trois ans plus tard, le devis estimatif est approuvé, il se monte à 18 000 F. Pour le financer, on décide de vendre 150 ha de landes. Porcheron, le maître-maçon de Saint-Médard est déclaré adjudicataire. En 1875, l'école revient déjà à 20 000 F. On demande aux Eaux-et-Forêts l'autorisation de couper des pins. En raison du litige permanent entre la commune et l'administration, celle-ci est trop heureuse d'opposer son veto. Alors, on demande une subvention qui est également refusée.

L'école est terminée en 1878, c'est à dire dix ans après la décision de la construire. Elle devait être payée en avril de cette même année mais, par suite de l'opposition des Eaux-et-Forêts, il n'y a plus assez d'argent. On demande un délai à Porcheron, ainsi qu'une nouvelle autorisation de vente de pins. L'administration persiste dans son refus. On demande aux parlementaires d'intervenir auprès du Gouvernement... Et l'addition monte car Porcheron n'oublie pas de réclamer ses intérêts à 5 %. Le préfet et le ministre de l'Intérieur seraient favorables à la coupe de pins, mais le ministre de l'Agriculture s'y oppose. Un conseiller suggère de demander une subvention à l'État, mais un autre conseiller s'y refuse violemment car, selon lui, la commune possède suffisamment de ressources et n'a pas à demander de secours. On a sa fierté à Saint-Aubin ! Porcheron s'impatiente, les intérêts augmentent. Il fait un procès à la commune qui voudrait bien payer mais ne le peut pas. Finalement, après bien des péripéties, il touchera son dû, neuf ans après l'achèvement de l'école. Bon prince, ou bon commerçant, il a continué, pendant cette période, à effectuer les travaux de construction et d'entretien qu'on lui demandait... Mais en exigeant chaque fois un paiement comptant. Ce n'est qu'en 1932 qu'on songera à construire un préau pour abriter ces chers petits pendant les récréations.

Texte extrait : Chronique de Saint-Aubin-de-Médoc, René-Pierre Sierra, juin 1995, éditeur mairie de Saint-Aubin-de-Médoc, p 166-168

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