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Chasse dans le marais.

Solidement ancrée dans les coutumes ancestrales de la commune, la chasse, passe-temps favori ou véritable passion, rite que l'on s'y attarde. Le marais de Parempuyre est situé sur la zone de migration de nombreux oiseaux mais plus particulièrement de « gibiers d'eau ».

Les terrains tourbeux, marécageux, souvent inondés, riches en végétaux, insectes, vers, en font un lieu de repos et de recherche de nourriture pour ces oiseaux migrateurs, d'où une activité importante de la chasse en général, mais surtout la chasse à la bécassine et aux canards à la « tonne ».

La chasse pratiquée est nommée « chasse à tir » c'est-à-dire en « battue » ou « devant soi » au chien d'arrêt. Elle s'exerce dans les prairies pacagées par les vaches et les chevaux. Ces animaux, par leurs piétinements et leurs jections favorisent la prolifération des vers ; de plus, comme ils ne mangent pas toutes les espèces de la flore, ils créent des abris naturels ; les cassines, y trouvant nourriture et abris, séjournent donc dans le marais avant de repartir vers des terres lointaines (vers le sud l'été et l'automne, au nord à l'approche de l'hiver et au début du printemps). Bien entendu, cette chasse est réglementée. De plus, sensibilisés aux risques de disparition des espèces, les chasseurs n'exercent plus un prélèvement aveugle et incontlé. Une nouvelle éthique de la chasse donne la priorité à la gestion des populations animales afin d'en assurer le renouvellement. L'anagement du territoire de chasse se développe de manière à créer des biotopes favorables à l'expansion harmonieuse des espèces, ce qui est réalisé par fauchage et enfouissement des végétaux mais également par la montée et descente du niveau des eaux (écluses).

Le niveau d'eau doit varier de plus ou moins trois centimètres car cet échassier ne nage pas. Il existe trois variétés de bécassines ; deux chassables, la sourde (rebec) et celle des marais, et une que l'on ne peut chasser, la double, très rare dans notre région. Autrefois, le chasseur s'abritait dans un tonneau à vin (d'où l'expression chasse à la tonne) qu'il aménageait sommairement : guichets pour voir et tirer au fusil, et trappe d'accès.

De nos jours, ces installations sont plus élaborées et comprennent :

- un étang d'environ 5 000 à 10 000 m² alimenté en eau par les jalles allant à la Garonne, appe« blanc » (expression locale),

- une cabane plus ou moins aménagée pouvant être un simple abri clos avec trappe d'accès, des guichets et une ou deux couchettes pour le repos du chasseur ou une véritable maisonnette avec confort moderne. Bien sûr, elles sont toutes plus ou moins enterrées et cachées par la vétation,

- des canards dans des cages, servant « d'appelants » dont certains sont attachés sur ltang la nuit. Les principales variétés rencontrées sont : la sarcelle d’hiver, la foulque (oiseau voisin de la poule d'eau), le souchet, le siffleur, le chipeau, le pilet, le colvert, le milouin, le morillon, la sarcelle d'été, l'oie cendrée.

Texte extrait : Parempuyre, sa mémoire, ouvrage collectif édité par le Comité d’animation communale de Parempuyre, 1995, p.95-96.

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