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Les lieux-dits de la commune de Parempuyre.

Faire connaître aux plus jeunes de nos concitoyens et aux nouveaux arrivants quelques racines du passé est la vocation de notre association. En évoquant certaines plaques de rues, en entendant prononcer par les anciens les noms de quartiers, des interrogations peuvent se poser. Présenter, conserver, animer notre patrimoine, répondre à vos éventuelles questions est le souci des auteurs de cette étude. La commune est partagée en secteurs pour réaliser l'inventaire des lieux-dits existant actuellement ; nous vous proposons de vous faire connaître, dans la mesure du possible, leur origine, leur signification. Les recherches portent sur l'évolution des noms suivant les époques. L'origine de certains lieux-dits est parfois obscure, certaines investigations restent infructueuses.

Afin d'aider le lecteur dans la suite de notre propos, nous nous permettons de parler succinctement de la science sans laquelle nous n'aurions pas pu développer le sujet : la toponymie.

La toponymie est la science des noms de lieux qui étudie plus spécialement l'étymologie des noms géographiques. C'est une discipline qui fait appel à la linguistique et aux données de l'histoire et de la géographie. À moins de tomber dans les hypothèses les plus fantaisistes, elle ne peut pas tout expliquer, même si elle repose sur une rigoureuse démarche. Née au XIXe siècle, cette branche de l'onomastique (étude des noms en général) a progressé grâce aux connaissances dialectales et à de multiples études locales.

Par les noms de lieux : communes, hameaux, écarts, lieux-dits, rivières ou ruisseaux, on peut repérer les différentes empreintes humaines qui se sont succédées dans une même région. Le toponymiste avance nécessairement avec prudence. Il recherche toutes les sources écrites possibles : archives, plans cadastraux, cartes, actes notariés. Il s'appuie sur les formes anciennes, il ne néglige pas l'observation du paysage et du milieu ; les « grandes familles » de la toponymie restent toujours dominantes et constituent les thèmes les plus représentés : - la nature du sol, - les formes du relief, - les activités agricoles ou pastorales, - la topographie.

La plupart des noms propres géographiques ont été créés spontanément par les habitants des régions et se sont transmis longtemps par une tradition exclusivement orale. Cette transmission leur a valu bien des modifications et bien des altérations. Nombreux sont les préfixes, suffixes et racines qui entrent dans la composition de noms de lieux. Dans notre commune, la plupart des toponymes se réfèrent au défrichement des sols, aux marécages, aux activités agricoles et pastorales. N'oublions pas qu'entre le Xème et le XIIIème siècle, s'est effectué un grand mouvement de mise en valeur des sols ; bois et landes ont été défrichés afin de rendre les terres cultivables. Au XIIème siècle, le dessèchement des marais a considérablement bouleversé la vie des Parempuyriens.

De la ruralité à l’urbanisation : de nos jours, toutes les voies de notre cité sont identifiées par un nom apposé sur une plaque. Il n'en fut pas toujours ainsi. Tant que Parempuyre demeure un village où tout le monde se connaît, les noms de lieux-dits sont assez précis pour indiquer une adresse. Il suffit pour s'en convaincre de consulter les actes notariés de nos anciens.

Après la création en 1969 de la Communauté Urbaine de Bordeaux (CU.B.) et compte tenu de l'urbanisation rapide de la commune, la dénomination des rues s'est imposée. En 1970, sont mises en place les plaques des rues et en 1981, chaque immeuble bâti est numéroté. Certains lieux-dits ont donné leurs noms aux rues : Cheyton, Crébadin, Gaillard, Gossemot, Sapierre... d'autres ne sont plus connus que des anciens. Ces derniers continuent d'ailleurs à les utiliser sachant mieux situer une adresse par l'indication du lieu-dit.

Parempuyre... son origine : L'origine de l'éponyme Parempuyre (Parrampuyre, Parranpuire ou Parempuire) n'a pu à ce jour être établie avec certitude. Le préfixe « par » signifie en, à côté de, près de. Bénédicte et Jean-Jacques Fénié dans leur ouvrage Toponymie gasconne restent prudents et signalent: « Près de Bordeaux, Parempuyre Gironde semble contenir le latin Emporium marché, place de commerce, le radical demeurant obscur ». Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak dans leur ouvrage Origine des noms de villes et villages - Gironde écrivent : « Parempuyre, comme son nom l'indique est un ancien emporium de l'époque gauloise ou Gallo-romaine, c'est-à-dire une ville-marché qui servait de place de commerce et de lieu d'échanges pour les membres de tribus habitant des villages isolés. Bizarrement, le mot a survécu en anglai; dans cette langue emporium signifie bazar, grand marché ».

Parempuyre signifierait donc « près du marché ». Il est probable que les marchandises étaient transportées sur la Garonne, transbordées sur de petites embarcations qui remontaient les jalles, seul moyen de pénétration de ce lieu très hostile, et étaient vendues ou troquées contre des produits venant de l'intérieur sur ce marché fluvial.

Étude détaillé par secteur géographique : Les 79 lieux-dits dénombrés par les auteurs du sujet sont présentés en cinq secteurs géographiques. Certains toponymes connus des autochtones ne figurent pas dans cette étude. Trabuchet se trouve sur le territoire de Blanquefort. Le découpage ne suit pas de logique particulière. Les repères choisis sont : à l'ouest la route départementale D. 206 de Blanquefort à Macau, à l'est la Garonne, au nord et au sud les Jalles.

Carte géométrique de la France dite « Carte de Cassini » ou « de l'Académie » à l'échelle de une ligne pour 100 toises (environ 1 : 86 400).

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Dressée par ordre du roi Louis XV, la « Carte de Cassini » est la plus ancienne des cartes de la France entière à l'échelle topographique. Elle est aussi la première dans le monde qui ait été établie en s'appuyant sur une triangulation géodésique : celle-ci fut mesurée par Cassini de Thury de l'Académie Royale des Sciences de 1683 à 1744 ; les travaux sur le terrain et la gravure de la carte sur cuivre entrepris en 1750 ne furent terminés qu'en 1815.

De nombreuses additions ou corrections portant essentiellement sur les voies de communication furent apportées aux planches de gravure entre 1789 et 1812. Malgré certaines imperfections, planimétrie incomplète, nivellement sommaire et imparfait, la « Carte de Cassini » est une œuvre remarquable qui a rendu de grands services et a été utilisée jusqu'au milieu du XIXe siècle. Ceux qui sont curieux de l'histoire de leur terroir y trouveront d'intéressants renseignements sur l'évolution de la toponymie et des voies de communication. Elle est d’un très bel effet décoratif. Elle comprend 154 feuilles de format 104 x 73 cm et 26 feuilles partielles de formats divers.

Texte extrait : Les feuillets n°3 de la mémoire, ouvrage collectif édité par le Comité d’animation communale de Parempuyre, 1995, p.11-16.

 

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