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Les lieux-dits dans le secteur D de Parempuyre Est-Nord du marais.

Découpage de la carte générale de Parempuyre en 5 secteurs :

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Limites géographiques  du secteur D, Parempuyre Est-Nord du marais :

- nord : canal du Despartins

- sud : jalle d’olive

- ouest : marais longeant Olive et Isle d’Arès

- est : la Garonne, de Cadillac à la limite de Ludon-Médoc.

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22 lieux-dits sont dénombrés sur ce secteur dont 16 dans la partie nord (du canal de Despartins au canal de Saint-Aubin) et 6 dans la partie sud (du canal de Saint-Aubin à la jalle d’Olive). Le canal de Saint Aubin est plus connu sous la dénomination jalle du Flamand. Un toponyme fait l'objet de recherches infructueuses : Allenet.

PARTIE NORD :

- Le Clerc de Ségur : maison noble du Clerc, puis métairie le Clerc. Monseigneur de Ségur de Cabanac en était le propriétaire. Au début du XVIIe siècle, il fait bâtir un château près de la basse Garonne, dans un lieu dénommé marais du Clerc. Ce château a été abandonné et démoli ; en 1867, un témoin note que les douves étaient encore visibles.

- Ragouil : d’origine gasconne, ce toponyme signifie tourbillon du fleuve.

- Palu de la marée : le terme Palu (latin Palus, Paludis : marais, étang) est utilisé dans le Bordelais pour désigner les terres basses et alluviales situées en bord de Garonne. Signification : terre marécageuse inondée à chaque marée. Ce lieu-dit connu autrefois sous le nom de « Cinte de Mayensan » puis sous la dénomination « Rote de Saint-Aubin » porte actuellement le nom de Palu de la marée. A été la propriété de M. le Comte de Cabanac au XVIIe siècle.

- Vallier : maison noble de Vallier, d’une très ancienne origine. Propriété de Maître Pierre de Vallier, licencié en Droit, avocat du Roi en la Cour de la Sénéchaussée de Guyenne, Seigneur de la Motte de Parrampuyre. Appartient ensuite à M. de Reignac, M. Landureau et de nos jours à M. Jacques Sibrac.

- Pitres : nous pouvons penser que le propriétaire de cette métairie a laissé son nom à ce lieu-dit.

- La Moulinière : vient de moulin. Dans notre commune, à la fin du XIXe siècle, on compte deux moulins : le moulin de Cazaux et celui de Landegrand. La toponymie du lieu-dit « La Moulinière » laisse supposer qu'il en existait un troisième au nord de Parempuyre, en bordure de Garonne, alimenté par la jalle du Flamand (actuel canal de Saint-Aubin).

- Les Courrèges : champ long et étroit. La forme de la parcelle cultivée est indiquée dans le lieu dénommé Courrèges.

- Barrail du milieu : barrail est issu de Barra: fermé. Ce toponyme est utilisé du XVIe au XIXe siècle et désigne exclusivement un pré entouré de fossés d'écoulement des eaux, bordé parfois d'arbres.

En 1843, 23 % des lieux-dits sont déterminés par des noms à caractère descriptif : le milieu, le haut. Les lieux Barrail ou Barrouil correspondent dans le système agro-pastoral de jadis à des « terres encloses » ou des « barrières » fermant un pré.

- Le Blanc : issu du germanique blank qui a supplanté le latin albus (blanc). Au XIXe siècle, les terres basses du marais sont plantées de saulaies, d'oseraies ; les aulnaies et les saussaies sont largement représentées en toponymie.

- Le Flamand : fait allusion à l’un des Flamands qui a contribué à l’assèchement des marais. Pour ce faire, Parempuyre fait appel aux Flamands Jacob Aefsen et Aubin Jelmers. Le contrat est signé le 24 février 1644. En paiement des travaux, 300 hectares de marais leur sont donnés. Jelmers garde la partie du marais située au sud, Alefsen prend la partie nord.

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- Bordes : d'origine germanique, bord : planche, a formé assez peu de toponymes (Laborde en 1524). Au pluriel, il prend le sens de hameau : bordes (1550). L'occitan borda, de même origine, a plusieurs significations : bâtiment agricole, parfois bergerie, ou grange, et au-delà, ferme, métairie.

- Haut de Noys : partie la plus haute de la propriété Noys. Haut vient du latin altus ; noys, nom du propriétaire. En 1651, M. Noys est l'un des sept membres de l'association de propriétaires créée pour la conservation des ouvrages réalisés lors de l'assèchement des marais.

- France : au XVIe siècle, apparaissent les noms de maisons nobles ou seigneuries dont on sait peu de choses. A. Cavignac note dans son étude (Tome 3) : « À la suite du Seigneur de Franc. 1564. Parempuyre ».

- Guiney : patronyme ; parcelle de marais achetée par le comte de Guiney, propriétaire du lieu-dit « France » qui lui a donné son nom.

- Le Charbonnier : le nombre de mares et de tourbières est important dans le marais. Après assèchement de ces derniers, elles sont devenues plus rares. Ce lieu-dit fait sans doute référence à l'un des charbonniers qui transformait la tourbe en charbon.

PARTIE SUD :

- Lagrange : est issu du latin granifer ou graniger : qui porte les grains. La Grange est d'abord le grenier à céréales, puis la ferme. A désigné au Moyen-âge des dépendances de monastères qui servaient à l'hébergement des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle et des voyageurs. Un des deux ports de « Parrampuyre » où l'on embarque les denrées ; Lagrange en est le port royal. Une amirauté de Guyenne est créée en 1469. Le système des douanes était représenté par le comptoir de comptablie de Bordeaux ; au XVIIIe siècle une patache stationnait à Parempuyre.

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- Moussac : vient de Moussa : labourer. Signifie également bilonner avec la charrue versoir , (mousser). Au XVIIIe siècle, le lieu-dit Maussac (devenu ensuite Moussac) figure sur la carte de Cassini n° 104. Nous n’avons pas pu déterminer s’il s’agit d’une métairie ou d’une maison noble.

- Labouret : figure sur la carte de Cassini n° 104. Vient de Labour, terre initialement couverte de roseaux, défrichée puis labourée pour devenir terre cultivable. Guillaume d’Alesmes en était le seigneur. Ce lieu-dit est surtout connu sous la dénomination Haras du Labouret, référence au haras encore présent sur la commune dans les années 1970 (« écurie Malleret, propriétaire marquis du Vivier).

- Allenet : figure sur la liste des lieux-dits de Parempuyre au XVIII° siècle. Patronyme ou toponyme ? Nos recherches sont restées infructueuses.

- Bouteau ou Boutaut : personnage de l'administration bordelaise qui a spéculé dans l'entreprise de l'assèchement des marais de Bordeaux, Bruges et Blanquefort et qui a laissé son patronyme à un lieu-dit de notre commune. Était l'un des sept membres de l'association des propriétaires créée lors de l'assèchement des marais de Parempuyre.

- Bellevue : le caractère laudatif belle de ce toponyme devient comme Bel Air le plus important.

- Olive : il est peu vraisemblable que ce toponyme donne un exemple d'emploi métaphorique, car la région ne se prête pas à cette culture. La carte de Cassini n° 104 (XVIII° siècle indique Les Olives. Par contre, sur la carte référencée H/35/66/26/2, il est fait mention du « banc des olives » au large de Soulac. Olives : mollusques aquatiques ; les plus nombreux sont marins, un assez grand nombre sont fluviatiles et quelques-uns fréquentent les eaux saumâtres. Ces mollusques auraient pu migrer depuis l'océan et remonter au gré des marées.

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Texte et iconographie extrait de : Les feuillets n°3 de la mémoire, ouvrage collectif édité par le Comité d’animation communale de Parempuyre, 1995, p.47-57.

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