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La vie des habitants pendant la Seconde Guerre mondiale.

Quand la deuxième guerre mondiale est déclarée, elle amène son cortège de privations et d'humiliations. L'occupant investit Parempuyre. Le château est réquisitionné par les S.S. D'autres parquent leurs chevaux aux écuries de Gossemot. Un dépôt de munitions est installé au Bois d'Arboudeau. Un mirador s'élève à Bigeau. Les canons de la D.C.A. (artillerie anti-rienne) occupent le château de Cadillac. Le port de Grattequina est bloqué et contrôlé. Parempuyre subit le joug nazi.

Il faut pourtant continuer à vivre. Une protestation s'élève contre la prétention du Comité d'Appellation d'Origine de refuser l'appellation doc aux propriétés situées dans les terreforts de la commune, à savoir : Ségur, Vallier, Ragouil, Pitres. Et puis on s'organise : le Conseil municipal décide que les terres en friches du château de Rumfort seront cultivées en pommes de terre. Pourtant la vie à Parempuyre est moins dangereuse qu'à Bordeaux où les bombardements font rage. Aussi, de nombreux Bacalanais (habitants du quartier Bacalan, au nord de la grande ville) viennent se réfugier dans la commune, précédés par quelques Alsaciens. Le maire décide de faire passer le garde-champêtre pour dresser la liste des étrangers à la commune et qui y sont domiciliés, ceci en vue de leur faire payer la contribution mobilière. Il est toujours aussi difficile de se nourrir. En 1944, un fléau supplémentaire s'abat sur les cultures, les criquets. Venant d'Afrique du Nord, ces grosses sauterelles dévorent tout sur leur passage ; les céréales et même les pommes de terre pourtant infestées de doryphores sont dévorées.

Enfin, la Libération arrive et le Conseil municipal s'empresse de donner son nom à la place de l'Église. Les cafés organisent des bals dans leur salle annexe et le feu d'artifice est tidu pré Bensac (angle rue de Landegrand/rue de Macau aujourd'hui construit d'habitations).

Il faut reconstruire la France. L'agriculture manque de bras, les prisonniers de guerre allemands vont donc aider la population. Le Syndicat des marais Flamands prend en charge leur nourriture et leur entretien. Un lavoir est construit au hameau de Lagrange. Le rétablissement, en 1946, de la carte de pain et du taux de rationnement journalier attribué augmente les difficultés. La récolte de pommes de terre ayant été mauvaise, les problèmes d'approvisionnement se font à nouveau sentir, ce d'autant plus que l'inflation galopante appauvrit paysans et ouvriers.

Texte extrait : Parempuyre, sa mémoire, ouvrage collectif édité par le Comité d’animation communale de Parempuyre, 1995, p.86-87.

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