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Joomla : Porte du Médoc

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La vie des habitants après la Seconde Guerre mondiale.

Six personnes étaient au service de la commune : un cantonnier, un garde-champêtre, une sonneuse de cloches chargée également du port des dépêches, une secrétaire de mairie temporaire, une cuisinière à la cantine scolaire, une balayeuse. C'était encore le temps où l'instituteur faisait office de secrétaire de mairie. Il est également possible de se voir dégrevé d'une partie de ses impôts en nettoyant les fossés communaux. L'installation d'un atelier public de distillation sur la place publique (à la Vieille église, près de la mairie) revient périodiquement, tel qu'avant guerre. Les « bouilleurs de cru » occasionnels peuvent ainsi fabriquer leur eau-de-vie à partir de leur récolte de raisin.

En 1954, les premiers poteaux indicateurs de vitesse sont posés à l'entrée du bourg ; déjà des excès !... Arrive ensuite la guerre d'Algérie. En 1956, le bal gratuit du 14 Juillet est supprimé. Le vote d'une subvention permet l'envoi de colis aux soldats de la commune.

La même année voit l'installation de douches publiques dans une salle du bar « Chez p'tit Louis ». Deux ans plus tard, un service est organisé pour faire profiter les enfants des écoles de ce confort moderne. Les salles de bains n'existaient pas encore et la toilette se fait devant l'évier ; d'ailleurs, l'eau se prend au puits. Les gravières servent de dépôt aux ordures ménagères : après le comblement de celle située à l'est du cimetière, la gravière du Port est utilisée. Elles sont nombreuses dans la commune. En 1963, une nouvelle s'ouvre à Landegrand.

Dans les années 60, de nouvelles maisons apparaissent un peu partout, remplaçant les vignes. La population qui a sensiblement augmenté depuis 1954 s'accroît rapidement et de manière continue depuis. La commune rurale fait place à une petite ville. Les natifs de la commune, qui tous se connaissent depuis l'enfance, deviennent peu à peu minoritaires. Les « implantés » apportent une autre manière de vivre, celle que nous connaissons aujourd'hui.

Texte extrait : Parempuyre, sa mémoire, ouvrage collectif édité par le Comité d’animation communale de Parempuyre, 1995, p.87.

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