Accueil
Le Canton
Blanquefort
Eysines
Parempuyre
Le Pian-Médoc
Ludon-Médoc
Macau
Saint-Médard-en-Jalles
Le Haillan
Le Taillan-Médoc
Saint-Aubin-de-Médoc
Bruges
-------------------------------
-------------------------------
Mode d'emploi
-------------------------------

Lettre d'information




Joomla : Porte du Médoc

Rechercher sur le site

Les châteaux.

Pour découvrir les châteaux disparus de la commune, cliquez ICI. Pour connaitre la classification des demeures et châteaux sur la commune de Blanquefort, cliquez ICI.

Le château Maurian, ancien établissement arabe (d'où son nom), était, au Moyen-âge, un très joli bâtiment, avec une cour intérieure et des tourelles, le tout entouré par un fossé. Il fut entièrement rasé à une époque indéterminée et reconstruit, il y a près d'un siècle, sur les anciennes fondations. Principaux propriétaires connus : Bertrand de Noailhan, seigneur de Maurian, de la Mothe de Ludon et de Cantenac (1360), Assalide de Ségur (1380), Bertrand Andron de Maurian (1411), Jean Andron (1425), Jean Andron de Bourg (1482), Jean Andron, écuyer (1501), Andron de Lansac (1539), Jean de Loste, écuyer, seigneur de Cercins, du Temple, de Planquetorte et de Maurian (1561), Jeanne de Fleix, François de Bloys (1589), Jean de Bloys (1606), de Besse. En 1789, le château était habité par deux frères : Jean-Jacques de Maurian et le chevalier de Maurian, porte-drapeau du régiment patriotique de Blanquefort. Le 5 juillet 1792, devant la menace, Jean-Jacques de Maurian émigra avec la complicité de la municipalité qui lui délivra le passeport suivant : « La Nation, la Loy et le Roy, Département de la Gironde, District de Bordeaux, Municipalité de Blanquefort. Laisser-passer Jean-Jacques Maurian, Français, domicilié dans la municipalité de Blanquefort, district de Bordeaux, cultivateur, âgé de quarante-cinq ans, taille cinq pieds quatre pouces, cheveux et sourcils châtain brun, yeux gris, nez gros, bouche grande, front évasé, visage rond. Allant aux eaux de Cauterets-en-Bigorre. Et prêtez-lui aide et assistance en cas de besoin. » Le château passa ensuite à Elisabeth Andrieu, Mme Guille, M. Desgranges-Tauzin.

Le château du Luc ou Dulamon est construit sur l'emplacement d'une très vieille maison noble dont le seigneur était, en 1200, Renaud ou Raymond du Luc. On signale la présence de celui ci, à la même époque, à l'assaut du célèbre château de la Brède, dont il devint possesseur. Au XVe siècle, le Luc, appelé « Taüla du Luc », était la propriété des seigneurs de la Lande. En 1715, il passa entre les mains de Léon de Pontac, capitaine aux gardes de Louis XV et, en 1744, entre celles de Jean-Baptiste Lecomte, chevalier, baron de Beautiran et Ayguemorte. Mais nous savons aussi qu'il resta, durant des siècles et depuis Renaud, à la grande famille des seigneurs de la Brède, puis de Montesquieu, dont les Pontac et les Lecomte étaient parents. Il est à signaler que trois autres châteaux de Blanquefort : Bel-Air, Pey-Astruc et Saint- Ahon appartinrent aussi à la même famille. Citons les propriétaires suivants : M. de Verthamon (1750), M. Christophe Gernon (1758), le chevalier de Flavigny, Mme Dulamon (1773), M. Dariste, député, M. Joseph Prom (1862).

Le château de Breillan ou La Salle de Breillan. Sa première construction remonte à la fin du XIIIe siècle (il n'en reste que deux tours encadrant la porte d'entrée du parc), la seconde au XVIIe siècle. Il subit ensuite d'autres restaurations en 1815 et à la fin du XIXème siècle. Il appartint à plusieurs grandes familles du Bordelais : Vaquey de Salleboeuf (XVème), de Montaigne (durant deux siècles), de Gaufretrau. La famille O'Conor, ancienne maison d’Écosse, qui suivit Jacques II en France, vint s'y établir et le laissa, par succession, à la famille Lynch, qui le revendit à M. de Portal, plus tard ministre de Louis XVIII et de Charles X.

Le château Terrefort ou Dillon fut construit à la fin du XVIIème siècle. Un étage y fut ajouté au siècle suivant. Son fondateur fut Dillon, passé lui aussi avec Jacques II. Un membre de cette famille, Théobald, fut un des principaux lieutenants de Dumouriez à la bataille de Valmy et fut mis à mort par ses soldats près de Lille en 1792. Il avait racheté le château confisqué par l'État, ses deux frères ayant émigré. La propriété fut ensuite acquise par M. de Martignac, ministre de Charles X. Il passa ensuite entre les mains de M. Blanc-Noguès, Mme Ramonet, M. Seignouret (1829), M. le vicomte d'Arlot de Saint-Saud.

Le château Bel-Air fut construit au XVIIIème siècle, mais il n'en reste plus aujourd'hui que des servitudes.

Le château Saint-Ahon, édifié au XIVème, fut complètement rasé et rebâti au XVIIIème. À son origine, il appartenait à des seigneurs portant le titre de damoiseaux ou donzets. Comme Bel Air et Pey-Astruc, il était une dépendance du château du Luc.

Le château Pey-Astruc (Gilamon), bâti au XVIIème siècle, fut détruit par un incendie le 2 août 1926.

Le château Dupaty ou du Déez remonte au XVIIe et fut habité par la famille Dupaty dont les membres les plus illustres furent : Charles- jean-Baptiste (1746-1788), jurisconsulte, président du Parlement de Bordeaux, auteur des Lettres d'Italie ; Louis-Charles-Henri (1771-1825), sculpteur distingué ; Louis-Emmanuel (1775-1851), auteur dramatique et poète, membre de l'Académie française, député en 1816.

Les maisons nobles de Mataplan et de Corn.

Le Pian : Le château Sénéjac, ancienne maison noble soumise aux seigneurs de Blanquefort.

Guy Dabadie, Histoire du Médoc, imprimerie Samie, Bordeaux, 1954, p. 106-108.

 

joomla template