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La culture de la vigne.

La population médocaine vécut le dix-neuvième siècle de la façon la plus calme, s'adonnant au travail, celui de la vigne en particulier. Et cela nous permet de faire l'historique de cette culture dans notre région et je devine des lecteurs impatients qui diront : enfin !

« La culture de la vigne semble avoir été pratiquée en Médoc depuis les temps les plus reculés. Si l'on en juge par certains bas-reliefs de l'époque, les vins « Médulicum » étaient transportés dans des fûts à peu près semblables à ceux qu'on emploie de nos jours, jusqu'à Trêves et probablement à Rome, pour être servis sur la table des empereurs » (Roger Dourthe, Édouard Gasqueton, Les grands vins de Bordeaux). Dans ses lettres à Théon, Ausone en fait au IVe siècle, le plus grand éloge, ajoutant : « C'est par Bacchus que Bordeaux est glorieux. » C'est sous l'occupation romaine que se constitua un vignoble très étendu, « les croupes avoisinant le fleuve étant couvertes de vignes qui donnaient déjà un vin fameux. »

Parmi les vieux actes relatifs aux vins de notre région, citons :

- la donation de Gui Martin, de Saint-Estèphe, aux religieux de Faize, des dîmes, redevances qu'il lève sur les vignes (1276),

- l'achat par le chapitre de Saint-André de Bordeaux de 500 livres de dîmes anciennes de vin à Saint-Estèphe (1369),

- la mise hors de questalité, tailles et servages de quinze familles de la même localité (1521).

Froissart signale, en 1372, une flotte de 272 navires anglais « allant aux vins de Bordeaux » et nous savons que le vin de Médoc était principalement représenté dans cette cargaison.

« On travaillait les vignes de deux façons : à bras avec une bêche et à la charrue (ou à l'arrayre). Jusqu'au XVème siècle, on paraît avoir cultivé à bras. Parfois, les deux systèmes sont mentionnés pour la même vigne ». (Barennes, Revue historique, 1911-1912).

Nous savons, d'après A. Brutails (Notions élémentaires d’Histoire girondine), que la propriété est très morcelée au Moyen-âge et que les vignobles sont très petits et trop nombreux.Dans un intéressant article de M. André Pezat nous lisons : « Au XIIIème siècle, la « pipe » contenait deux barriques et le tonneau quatre barriques. On fabriquait aussi le carral, le carton, la rondelle, le pichet en bois pour mesurer le vin. Il y avait des fûts faisant le tiers du tonneau, tiers de pipe, des longues barriques, des barricots de toute contenance, quart et tiers de barrique, etc.

Par la suite, ne demeuraient au commerce de « vin logé » que les tonneaux, pipes et barriques. Au XVIème siècle, il fut établi que la barrique devait faire 112 pots, soit environ 224 litres.Les grosses futailles de quatre barriques furent abandonnées à cause de leur encombrement et de leur manipulation malaisée... Le moine sculpté sur bois de l'église de Vertheuil figure un personnage assis tenant dans ses deux mains un tonnelet en forme de barrique bordelaise. Ce tonnelet est semblable à ceux en usage dans les campagnes : le « barricot ».

Guy Dabadie, Histoire du Médoc, imprimerie Samie, Bordeaux, 1954, p.178-179.

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