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Les châteaux.

Le château d'Agassac (de agasse : pie) eut aussi des transformations successives, mais l'ensemble, relativement bien conservé, ne manque pas de dignité, les douves qui l'entourent ajoutant à la majesté du lieu. Ses maîtres eurent une certaine puissance au Moyen-âge, possédant, en outre, des dépendances dans Blanquefort, Ludon, Macau, Margaux, Listrac et ne devant au roi, en foi et hommage, que deux éperons d'or (acte de 1270).

 

agassac4 agassac2 photos fonds privé François Barreau.

Mais leur relative puissance ne leur évita pas de nombreux procès dont voici les principaux :

Vers 1235, la seigneurie d'Agassac dépendait de la châtellenie de Blanquefort ; un des valets de Gaillard d'Agassac ayant été trouvé noyé dans les douves du château, son maître, soupçonné de son meurtre, fut cité à comparaître devant Pierre de Roquetaillade, juge de

Blanquefort. Il protesta de son innocence et fut acquitté en prêtant serment sur le « fors » de Saint-Seurin de Bordeaux.

Un peu tard, des contestations eurent lieu entre le seigneur d'Agassac et les Bénédictins de. Sainte-Croix de Bordeaux, qui lui devaient leur premier « colac » chaque année [le colac est un poisson, l’alose].

Enfin, en septembre 1713, Pierre Cocart, vicaire de Macau, fut condamné pour avoir insulté... le valet du maître d'Agassac.

agassac3 agassac1Photos fonds privé Barreau

Parmi les principaux seigneurs du lieu, citons : Gaillard d'Agassac (1238), les d'Albret (de 1274 à 1377), les de Montferrand (de 1377 à 1441), les Dussault (de 1501 à 1517), les Genouilhac, en 1580. Il fut ensuite racheté par les Pomiès, descendants des anciens seigneurs. Enfin, à Jehan de Villeneuve, dont le fils épousa Antoinette de Durfort, puis, en 1683, à Marie de Cazeaux, dame de Cantenac, veuve de Louis de Villeneuve de Durfort, baron de Macau.

Le château de Sauges appartint à la même maison qui en fit une résidence d'été.

Guy Dabadie, Histoire du Médoc, imprimerie Samie, Bordeaux, 1954, p.104-105.

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