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Les électeurs du Médoc à la Convention nationale.

La Convention est le nom donné à l'Assemblée constituante qui gouverna la France du 21 septembre 1792 au 26 octobre 1795 lors de la Révolution française. Elle succéda à l’Assemblée législative et fonda la Première République. Elle fut élue, pour la première fois en France, au suffrage universel masculin afin de donner une nouvelle Constitution à la France, rendue nécessaire par la déchéance de Louis XVI lors de la journée du 10 août 1792.

Voici  la liste des électeurs médocains pour la nomination des députés à la Convention nationale siégeant du 21 septembre 1792 au 26 octobre 1795 :

Lesparre : Maugeret, Bernard, Dupérier, Paul, Lambert, Guiraud, Faillan, Lussac, Guisneau, Moreau ;

Civrac : Figerou, Servant, Wormeselle, Berdot, J. Lussac, Martinon, P. Lussac, Augeau ;

Saint-Estèphe : Superville, Lafon-Rochet, Compte, Figeroux, Figeroux-Larougerie, Normandin, Colombes, Delpit, Hosteins, Dupont ;

Saint-Laurent : Moulenqs, Cays, Meynieux, J. Gauthier, A. Gautier, Brillon, Hosteins ;

Saint-Vivien : Guarry, Déjeans, Bert, Dingirard, Bitot, Dulorans ;

Pauillac : Mondeguerre, Glaudon, Mondon, Castéja, Clerc, Labeyrie, Hossecorne ;

Lamarque : BasiadoIic, Jeantieu, Eyrins, Chéret, Labuchelle, Cazenave, Aney ;

Margaux : Déjean, Marcou, Gaudal, Gondet, Monpontet, Paluchau ;

Castelnau : Roux, Duval, Paillou, Lalinde, Barre, Verrière, Gastaut, Bacquey ;

Macau : Guillotin, Audugey, Cartau, Dougey, Lemoine ;

Blanquefort : Rondeau, Miqueau, Bonnard, Jantet, Dussaut, Eymet, Lanau, Dardan, Bahr, Godard, Lacaussade, Maisonneuve.

Notre petite région resta relativement calme durant toute la tourmente. Signalons, toutefois, que Marie-Louise de Fumel d'Argicourt, du château de Lamarque, fut la première martyre à Bordeaux et que le baron du Breuil fut guillotiné ainsi que quelques autres seigneurs.

Les prêtres, qui avaient refusé le serment constitutionnel, furent inquiétés. Presque tous étaient dans ce cas, puisque M. Berchon (L’Abbaye de l’Isle-en-Médoc) écrivit : « Il n'y avait alors que deux prêtres dans le Médoc : à l’hôpital et à Ordonnac, prêtres assermentés, bien entendu. Encore ne comptait-il pas le curieux abbé Saincric, cure de Blanquefort, maire de cette commune durant presque toute la Révolution et qui, défroqué, finira notaire.

M. de Gerlin, curé de Grayan, qui avait prêté serment, se rétracta par la suite, son acquiescement ayant été obtenu « par surprise ». Il eut, d'ailleurs, quelque mérite à faire ce retour en arrière en pleine Terreur. La plupart des réfractaires se cachèrent dans les bois, ce qui n'empêchait pas les fidèles d'accourir en masse aux offices célébrés clandestinement.

L'abbé Savigniac, de Saint-Germain, fut dénoncé. Pour fuir, il se cacha dans une charrette de foin. Celle-ci ayant été arrêtée par des sans-culottes, ces derniers plantèrent leurs baïonnettes dans le foin. L'ecclésiastique, malgré une terrible blessure à une jambe, ne poussa pas un cri et fut sauvé. La population se faisant complice des prêtres, ceux-ci purent soit rester cachés durant toute la tourmente, soit fuir en d'autres lieux plus cléments.

Guy Dabadie, Histoire du Médoc, imprimerie Samie, Bordeaux, 1954, p170-172.

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