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Joomla : Porte du Médoc

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Les Jalles.

Pour présenter la jalle au XVIIIème siècle, nous nous reporterons aux Variétés Bordelaises ; son auteur, l'abbé Baurein, la décrit ainsi : « C'est un des ruisseaux les plus considérables de la contrée du Médoc ». Après avoir reconnu son ignorance sur l'étymologie de « jale » ce ruisseau, comme il le nomme, il précise : « celui-ci prend sa source dans une fameuse fontaine qui existe dans la paroisse de Saint-Médard-en-Jales, au milieu des landes dépendantes de la seigneurie de Belfort, qui appartient à M. le comte de Ségur Cabanac. Cette fontaine, qui est placée au milieu d'une petite élévation couverte de sable, mérite d'être plus connue qu'elle n'est. On voit au milieu de son bassin, qui est de figure carrée, un bouillonnement continuel. Il a plus d'un pied de hauteur, et autant, pour le moins de diamètre. Ce bouillonnement qui s'élève et s'abaisse sans interruption, semble partir des entrailles de la terre ; il ne varie ni en été, ni en hiver ; il est le même dans les plus fortes chaleurs que durant les pluies les plus abondantes. C'est en tout temps la même quantité d'eau qui en sort, et toujours de la même qualité... Si cette fontaine eût été connue des anciens, on lui eût donné, sans contredit, une dénomination celtique. Celle qu'elle porte est visiblement d'une origine gasconne. Elle est connue dans le pays sous le nom de « font de cap dau Bos », c'est à dire fontaine placée à l'extrémité d'un bois qui existoit sans doute lorsque ce nom lui fut donné. Le lieu où elle est n'est plus qu'une lande rase. C'est sur le ruisseau qui découle de cette source qu'est assis le moulin à poudre de Saint-Médard. Il y a d'ailleurs plusieurs moulins à bled, tant au dessus qu’au dessous de ce premier qui sont situés sur ce ruisseau ».

De sa source, la jalle descend des landes de Saint-Médard recevant plusieurs petits ruisseaux dont le principal est la jalle de Martignas. Peu après le confluent, elle prend la direction ouest-est pour se jeter dans la Garonne. Des bois taillis (plus tard, des pins maritimes) bordent ses rives dans la partie supérieure de son cours. Du nord-ouest, elle reçoit les ruisseaux drainant les lagunes de Salaunes. Elle traverse ensuite un pays plat, humide et sablonneux qui devient de plus en plus marécageux à mesure que l'on s'approche de l'embouchure. Longue de quatre à cinq lieues, elle se divise en deux branches après le pont du Taillan :

- l'une, la jalle du Bois ou de Canteret, traverse les paroisses du Taillan et de Blanquefort.

- l'autre, la jalle de Plassan, coule dans les paroisses d'Eysines et de Bruges.

Suivant les époques, la jalle changera de nom sur certaines parties de son cours. Quelquefois, après des pluies abondantes et prolongées, les eaux des ruisseaux supérieurs gonflent la jalle. Elles arrivent avec tant d'abondance et d'impétuosité qu'elles dégradent les digues causant parfois des dégâts dans les marais.

André Guillocheau, Le marais de Blanquefort et les terres environnantes, Publications du G.A.H.BLE, novembre 1993, 128 pages, p34-35.

Les sources des jalles.

Au sein du plus vaste espace naturel de l’agglomération bordelaise se trouvent plusieurs sources et forages qui alimentent en permanence le réseau de distribution d’eau potable.

Les captages des nappes oléocènes et oligocène du Thil et de la Gamarde à Saint-Médard-en Jalles, de Cantinolle à Eysines et de Bussac au Haillan produisent plusieurs dizaines de milliers de m3 d’eau par jour, plus de 40 % de l’eau potable de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB). Une réglementation stricte de l’accès dans le périmètre des captages et un contrôle des risques d’inondations et de sécheresses des Jalles sont nécessaires pour que l’eau soit propre à la consommation.

Il est toutefois remarquable de constater que cette zone, qui devrait être un sanctuaire, est sous la menace constante d’activités très polluantes :

- une gigantesque casse automobile en bordure de Jalles, à Cantinolle (Le Taillan).
- des établissements industriels utilisant des produits extrêmement nocifs : SME, SPS, CAEPE, EADS-Astrium (Le Haillan et Saint-Médard-en-Jalles)
- des projets de construction qui cernent au plus près la zone protégée, alors que les pollutions récentes inciteraient à élargir ce périmètre...

En ce qui concerne les Jalles elles-mêmes, il nous semble que c’est un patrimoine naturel oublié. Le potentiel écologique et touristique de ces rivières doit être enfin valorisé.
Dans le cadre de chantiers-école, comme cela a été fait à Martignas, il est possible d’aménager les rives qui redeviendront accessibles au public. Le parc intercommunal des Jalles deviendrait ainsi une zone d’appel en matière de tourisme vert, activité quasi inexistante dans cette zone entre CUB et Médoc.

Source : les-Verts/gironde.


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