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Joomla : Porte du Médoc

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Miquotte et son fils Titi le nain.

Miquotte résidait rue du Castéra, son fils était resté nain. Miquotte tout simplement a aimé son petit garçon et, mon Dieu, tout Macau aussi.

Quand elle est devenue veuve, courageusement elle s'est mise à travailler et l'enfant va l'aider toute son existence. Ils seront encouragés par les bouchers et les charcutiers de la commune : Faraud, Méril, Rolland. Ils leur donnent à préparer les ventres des animaux qu'ils tuent.

Du matin au soir, ils lavaient - et sans produits chimiques : seulement de la cendre de bois. Ils faisaient bouillir, l'été, dans le jardin. Que mettaient-ils dans l'eau ? Quantité de thym, de romarin et de laurier, ça sentait bien bon à s'en lécher les babines.

À cette époque, il n'y avait pas de « touristes » mais, pendant les vacances, les châteaux du bord du fleuve se remplissaient ; famille et amis se promenaient dans le village. Quelques parisiens aussi, en visite chez des parents. La rue de Miquotte devenait une attraction. Tout le monde voulait goûter le gras-double... on respirait, on humait l'odeur des marmites.

Après, quel régal quand on le dégustait cuit sur des braises avec un hachis d'ail et de persil, et arrosé d'huile d'olives ! On leur faisait des commandes, qui un ventre de veau, qui une sanquette d'agneau. Ils sont partis au ciel, presqu'ensemble. L'un pouvait-il vivre sans l'autre?

Texte extrait de : Macau et quelques uns de ses enfants. Macaou e caouque-zun dé sous gouillats. Mme H. M. Duviller, 1985.

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