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La glycine de M. Sabouraud.

La grande maison de Mme et M. Sabouraud était un des ornements de la place Duffour-Duberger. Face à l'église, en belles pierres, sa vitrine était en permanence garnie de suspensions et de lampes en cuivre, verres et opalines aux couleurs diverses. Mme Sabouraud trônait dans un bureau ancien, entouré d'une haute défense de bois. Elle vendait pointes, vis, crochets, fil de fer. Au fond de la maison l'atelier du patron, il réparait tous les seaux et arrosoirs du pays. Ces objets-là ne se changeaient pas, ils servaient toute une vie. Une grande baie éclairait la pièce, devant un grand banc de pierre, tout contre un tronc d'arbre noueux qui montait jusqu'au toit.

C'était la glycine de M. Sabouraud.

À la saison des fleurs c'était une splendeur, une dentelle mauve, une guirlande mouvante et parfumée, rendez-vous des abeilles, des guêpes et des frelons. Parfois, une pluie de fleurs répandait son odeur suave partout à la ronde.

Sur le banc visiteurs et amis : un américain historien à ses heures. Chaque année, il était fidèle au rendez-vous des fleurs odorantes. Il faisait alors raconter à M. Sabouraud sa visite chez Clémenceau, ancien président du Conseil, appelé à cette époque « Le Père la Victoire », qui avait trouvé refuge au mord de la mer, au Jar en Charente dans une maison entourée de nombreux rosiers.

L’inoubliable glycine a été détruite. Pauvre cher vieux Macau.

Texte extrait de : Macau et quelques uns de ses enfants. Macaou e caouque-zun dé sous gouillats. Mme H. M. Duviller, 1985.

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