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Claverine, la marchande de poissons.

Elle avait dû paraître toujours vieille. Sa brouette en mains, Claverine allait cahin-caha, dans toutes les rues de Macau, pour vendre du poisson.

Un peu de glace dans le fond de la caisse. Le merlus que vendait Claverine… quel régal ! et pourtant, cet excellent poisson arrivait tout simplement par le train.

Claverine se rendait à la gare, revenait en longeant les rues en criant : « aou merlus ». Quand venait la saison de l'alose, c'était : « aou coulac, aou coulac ».

Henry Ribadieu, dans son ouvrage sur les châteaux de la Gironde, raconte que le premier coulac devait être porté au comte de Villeneuve, en procession, jusqu'à Cantemerle.

Il fallait le présenter sur un plat d'argent, cause fréquente de discussions entre le château et le curé. Le plat devait peser un certain poids. Aou coulac, aou coulac 

Ces mots raisonnent à nos oreilles, car le merlu et l'alose, malgré ou à cause des congélateurs, n'ont plus le même goût ! Drôle de progrès !

Texte extrait de : Macau et quelques uns de ses enfants. Macaou e caouque-zun dé sous gouillats. Mme H. M. Duviller, 1985.

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