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La famille Dechans, fabricants de chandelles.

Certains jours, Macau était envahi par une odeur particulière disparaissant au gré des vents, mais revenant très vite.

Macau était enveloppé comme dans un cocon par cette odeur qui n'était point malsaine mais forte et tenace.

Les Déchans faisaient fondre du suif pour fabriquer leurs fameuses chandelles. Ils se flattaient de faire ce métier depuis le XVIIème siècle ; peut-être 1608. Il est vrai que Macau-dedans faisait partie de Sainte-Croix.

L'Abbaye nommait un curé qui était grand justicier et prélevait les dîmes. Il avait aussi le droit de porter le titre de « baron ». Sous Louis XIII à la requeste de l'abbé Sampétro d'Ornano fut promulgué un édit «- tous les propriétaires tenanciers que fermiers des héritages sont subjets au paiement des dites dîmes et agrières - sinon soumis à la peyne du fouët ».

Un fondeur de l'abbaye de Sainte-Croix a pu suivre un curé et s'installer à Macau presqu'en face du presbytère. Les Déchans se succédèrent de père en fils. Après avoir pourvu en chandelles les églises, ile eurent comme clients tous les gens qui faisaient du vin, et à une certaine époque, ils étaient nombreux.

Guillon nous dit que la palud de Macau fournissait plus de 2 000 tonneaux de vin par an. L'aisance régnait chez les fabricants de chandelles. Ils avaient un grand coche avec une énorme malle à l'arrière et ils allaient de châteaux en châteaux pour vendre leur marchandise. Leur maison était soignée, leur jardin fleuri et une grande volière abritait une nuée de petits oiseaux de toutes les couleurs en particulier des perruches. Les fils étaient beaux et aimables, tout le monde respectait cette famille. Vint la guerre de 1914-1918, le fils Marcel a été tué au front ; ensuite l'électrification des campagnes a donné un coup fatal à leur industrie. Le déclin de la fabrique date de 1917. Mais, à Macau il y a encore un M. Déchans, seulement il ne fait plus de chandelles !

Texte extrait de : Macau et quelques uns de ses enfants. Macaou e caouque-zun dé sous gouillats. Mme H. M. Duviller, 1985.

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