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Le cimetière.

À Blanquefort, l'ancien cimetière (du latin coemeterium, lieu de repos, lui-même issu du grec) se trouvait, selon l'usage, au pied de l'église Saint-Martin, en plein centre du bourg ; pour des raisons de salubrité, il fut officiellement désaffecté en 1809 mais les inhumations ne cessèrent qu'en 1853. Le Conseil (municipal) décida, le 9 ventôse an XII, un changement de cimetière par mesure de salubrité et aussi pour permettre un élargissement de l'église contre laquelle il était accolé.

Les travaux dans le cimetière de la commune au XIXème siècle : Les municipalités successives de MM. Delisse, de Saint-Quentin (1862), Amédé Tastet (1868) entreprirent des travaux importants : arrachage des platanes du cimetière, pose du portail de celui-ci (1859) et construction d'un mur l'entourant (1863) ; agrandissement du cimetière (1862).

Guy Dabadie, Blanquefort et sa région à travers les siècles, Imprimerie Samie, Bordeaux, 1952, p. 117 et 137.

La place de l'église laissée libre fut aussitôt plantée d'arbres et mise à la disposition du public : marché hebdomadaire, fêtes locales, concerts de la fanfare... ; c'est là que se trouvait un arrêt de la ligne d'omnibus à chevaux créée en 1864 entre Blanquefort et Bordeaux. Elle fut aménagée en parc de stationnement pour les voitures en 1969 ; les importants travaux de terrassement entraînèrent la mise au jour de plusieurs sépultures anciennes, sarcophages en pierre ou cercueils en bois et ossements qui ne furent pas épargnés, ce qui suscita l'indignation de nombreux Blanquefortais.

À l'initiative de quelques uns d'entre eux, futurs Amis du Vieux Blanquefort, les restes dégagés furent recueillis par des employés municipaux et enterrés dans le nouveau cimetière. En 1976, à l'occasion de l'aménagement de la pharmacie de la place de l’église, d'autres sépultures furent dégagées sous la maison réhabilitée ; il en fut de même en 1982 lors des travaux de pose du tout-à-l'égout dans la rue longeant cette place, ce qui tendrait à prouver que le cimetière ancien était beaucoup plus vaste que l'emprise actuelle de la place et de la rue.

Le nouveau cimetière de Blanquefort, beaucoup plus vaste que le précédent, a été créé en 1809 ; il est bordé par la bien nommée rue du Repos, ancien « chemin de Bordeaux à Parempuyre. » Il a été agrandi une première fois en 1927 ; une autre parcelle lui fut ajoutée, vers le nord, par l'acquisition d'un terrain en bordure de la rue Jean Moulin, entre 1965 et 1970. Un autre cimetière avait été établi à Caychac, proche de la chapelle Saint-Ahon désaffectée dès avant la Révolution.

Ce texte qui concerne les monuments religieux situés sur le territoire communal a été rédigé par Alain Tridant ; il ne prétend en rien à l'exhaustivité mais tente de résumer l'état actuel de nos connaissances.

Article paru dans l’ouvrage « La vie religieuse à Blanquefort au XXème siècle », Henri Bret, Publications du G.A.H.BLE, 2006, p. 56.

En 1950, des fouilles furent effectuées sur la place de l’église, ainsi qu’en témoignent ces extraits de lettres familiales : « 18 décembre 1950. Chère maman… Il paraît qu'on a coupé les arbres de l'église à Blanquefort et Yann m'a dit qu'on avait trouvé de l'or et de l'argent. Henri » ou encore : « Blanquefort. 19 décembre 1950… Les cantonniers ont arraché tous les arbres qui sont sur la place ; ils ont trouvé des tombeaux. Roger ».

Une nouvelle extension du cimetière est nécessaire dans les années 2010. La solution de créer un nouveau cimetière loin du bourg semble écartée au profit d’un accroissement de 3 000 m² au sud de l’actuel. En vue du réaménagement de la place de l’église, des sondages archéologiques ont été effectué en novembre 2012.

Enfin, pourquoi ne pas mentionner le passé de la place de l’église à l’occasion de ce futur réaménagement, sous forme d’une plaque patrimoniale, rappelant succinctement son histoire. On pourrait s’inspirer de la réalisation suivante : sur une belle plaque au cœur de la place-enclos ceinturant l’église des Lèves, près de Sainte-Foy-la-Grande en Gironde, il est gravé ceci : Cette place était autrefois un cimetière. Passants, songez que de nombreuses générations reposent ici.

Pourquoi ne pas apposer sur le mur nord de l’église de notre commune une mention de ce type ?

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