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Le domaine de Fongravey.

Les travaux de réaménagement et de revalorisation du parc de Fongravey ont débuté. Ils offrent une bonne occasion de faire un détour par l'histoire de ce lieu central de notre commune.

La Folie Fongravey. Le château de Fongravey est un exemple de « folie », la résidence secondaire de l'époque, en en vogue au XVIIIème siècle.

Une « maison de campagne » posée sur un parc.

fongravey

carte postale fonds privé Césard

Le domaine de Fongravey dont le nom laisse supposer que le parc tire son nom d'une fontaine « fon », située un lieu de graves « gravey », appartenait en 1806 au consul de Hambourg à Bordeaux Daniel-Christophe Meyer et portait le nom « propriété à Meyer ». On attribue à l'architecte Louis Combes la construction du château, maison de campagne du consul à la fin du XVIIIème siècle. Les dépendances et les écuries sont situées respectivement au sud et à l'entrée ouest. Le domaine est également connu pour avoir accueilli le poète allemand Hölderlin, précepteur des enfants Meyer vers 1802. A la mort de D.C Meyer, sa fille Anne Mathilde épouse de Pierre Alexandre Marrauld, hérite du domaine qui devient la « propriété Marrauld ». Aux alentours de 1875, le domaine est acquis par un architecte, Henri Duphot, l’auteur vraisemblablement d'une gravure représentant la « maison de campagne à Blanquefort » accompagnée des plans du rez-de chaussée et du premier étage publiée dans « la Revue générale de l'architecture et des travaux publics » par César Daly.

Propriété viticole. Alexandre de Bethmann, maire de Bordeaux de 1867 à 1870, rachète la propriété. Issu des dignitaires du « pavé des Chartrons », il s'intéresse au vin et possède un vignoble au sein même de la propriété complété par d'autres parcelles à l'extérieur. Le vin produit est « léger mais très bouqueté ». La famille de Bethmann permet, en 1905, la création du chemin de la gare (aujourd’hui la rue Jean Moulin) en acceptant de couper le bas de la propriété. En 1933, l'industriel Joseph Philippart, propriétaire de plusieurs huileries, rachète le domaine et transforme la propriété viticole en propriété d'agrément : il arrache les vignes, et aménage le domaine avec l'aide d'un architecte paysagiste. En 1974, le domaine est vendu à une Société Civile Immobilière pour finalement être acheté par la ville en 1976.

La construction de la salle polyvalente a commencé dans la foulée suivie par l'implantation des courts de tennis et du club house (1980). Les tennis couverts sont venus en complément en 1986. Le complexe sportif de Fongravey a été achevé quant à lui, en 2001. La plus vaste des anciennes dépendances du domaine a également fait l’objet d’une réhabilitation en 1998 et est devenue un centre de loisirs pour les enfants de 6 à 10 ans. Le parc reste étrangement peu emprunté pour la flânerie en dépit de la qualité environnementale qu’il propose en plein centre ville. Le projet de réhabilitation en cours va donner envie à tous d'y retourner. Une des autres dépendances de l'époque, le chalet, abrite actuellement les activités de l’association familiale et l'ABC pour la poterie et la Société Artistique de Blanquefort.

fongravey-chalet

carte postale fonds privé Césard

Bien que remanié par ses propriétaires successifs, le château, la « Maison du maître » conserve toujours son élégante façade et des éléments de décor intérieurs remarquables. Toutefois, la demeure actuelle est le résultat d'importantes transformations apportées par ses propriétaires successifs.

La répartition initiale des pièces était la suivante : l'étage de réception, « l'étage noble » au rez-de-chaussée, les chambres, le cabinet de toilette et le débarras au premier étage et la cuisine au sous-sol.

Friedrich Hölderlin (1770-1843), poète romantique allemand, est l’un des plus grands poètes lyriques du XIXème siècle et célèbre dans ses œuvres son admiration pour la Grèce antique et la communion avec la nature. Jusque dans la folie où il sombre peu à peu (dès 1804), il reste le poète de l’innocence. Tiré de : « Le Petit Robert des noms propres ».

Sources : - archives municipales - « Blanquefort : rues et lieux-dits » et « Feuillets d'une mémoire » de Raymond Valet, édition du G.A.H. BLE - « La folie de Blanquefort : Fongravey », Bertrand Charneau, 1985, extrait d'un mémoire de maitrise soutenu à l'université Bordeaux III. Equinoxes et Solstices, printemps 2006, n° 18, p. 28-29. Le magazine de la ville de Blanquefort. Avec l’autorisation de la ville de Blanquefort.

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