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Le parc de Majolan

Voici 3 présentations du parc.

parc-dulamon

Schéma provenant du livre de Stéphane Rousseau "les souterrains historiques en Gironde" p 225.

  1. Ce parc a été réalisé sur une dizaine d’années, de 1870 à 1880, par le paysagiste Le Breton, dans le goût romantique baroque, sur un terrain qui n’était alors qu’un marécage. Le terrain et le château avaient été acquis grâce à son mariage par un riche banquier, Jean Auguste Piganeau, appartenant au milieu de la grande bourgeoisie. La Jalle a dû être détournée afin de créer le lac. L’ambition qui motiva la création de ce parc était de refléter la magnificence de son patrimoine et de son train de vie, et ce en imitant ce qui s’était fait à Paris. La légende dit que le parc devait servir à consoler sa fille malade. Le banquier fera faillite et le château sera revendu, ainsi que les terres, le parc, les fermes, etc. Il connaîtra un état de quasi abandon et sera racheté par un agriculteur. Dans les années 1950, une guinguette y sera installée.

Le parc est une illustration grandeur nature du savoir-faire des architectes, ingénieurs, artisans et artistes de la fin du XIXème siècle. Parti du néant, une zone marécageuse de 20 hectares, 150 000 m³ de terre furent dégagés à la pelle afin de créer un lac de 4 hectares à partir de la Jalle traversant le lieu et de donner forme aux différents endroits du parc. Les grottes artificielles (réalisées à la chaux, comme les ruines) et les canyons, sont des merveilles d’ingéniosité hydraulique avec leurs fontaines et leurs geysers d’eau, et de maîtrise de l’art des rocailleurs. Les nombreux ponts répondent chacun à une architecture et à une technique : en lianes, de style gothique, en faux bois (une sorte de béton ornementé), en fer forgé...

Propriété de la commune depuis 1975, il est ouvert au public depuis 1984. Le parc est l'un des lieux de promenade prisés des habitants de l'agglomération bordelaise.

L'ensemble du Parc Majolan est inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, par arrêté du 18 janvier 2007, les grottes l'ayant été depuis le 21 décembre 1987. Une grosse rénovation a eu lieu en 2007 et 2008 (pour un montant de 3 millions d'euros), réalisée par Graziella Barsacq (paysagiste), Fabien Pédelaborde (architecte) et Danielle Justes (artiste mosaïste).

Le parc a été rouvert le 29 mai 2008.

Quelques dates :

3 janvier 1975 : Acte d'achat par la commune

juin 1976 : travaux de lutte contre la pollution et épandage de craie

28 février 1978 : démolition des ruines du vieux moulin et de la maison de l'éclusier

février 1978 : construction et rénovation des clôtures

octobre 1978 : restauration des plans d'eau par curage

27 avril 1979 : remise en état des écluses et des vannes sur la jalle et le plan d'eau

10 juin 1980 : joutes sétoises dans le cadre des 5 jours de Blanquefort

8 décembre 1983 : installation d'un parcours santé

23 février 1984 : lâcher de cygnes sur le parc

18 mars 1984 : ouverture officielle au public

21 décembre 1987 : inscription partielle au titre des monuments historiques

10 janvier 2007 : inscription totale au titre des monuments historiques

12 mars 2007 : démarrage de la rénovation

29 mai 2008 : réouverture du parc

  1. Il s’agit d’un domaine sur lequel se trouve le château Dulamon, construit vers 1865 sur l'emplacement de l'ancien domaine Le Luc. De styles architecturaux divers (XVIème au XVIIIème siècle), le château fut construit par l'architecte bordelais Jules Laffargue, grâce à l'initiative de Justine Marie Vidal, épouse de Joseph Prom, négociant à Bordeaux. A la mort des époux Prom, c'est leur fille unique, Joséphine Abelina, qui hérite du château. Son époux, Jean-Auguste Piganeau, assure la gérance du domaine et du vignoble, qui emploient un tiers de la population de Blanquefort. Les Piganeau, une famille de banquiers très réputée sur Bordeaux, sont à l'origine de l'aménagement du domaine en parc d'agrément de 19 hectares : construction de grottes et de ruines artificielles, d'un plan d'eau, de chalets, d'une volière et d'autres édifices. La propriété est ensuite rachetée par M. Louit, puis en 1975 par la commune de Blanquefort, qui entreprend des travaux de réaménagement et de restauration : curage du plan d'eau, reboisement, implantation d'une réserve ornithologique et d'un parcours santé. Le parc de Majolan est ouvert au public en 1984.

Les grottes. Afin d'agrémenter le parc, M. Piganeau fit édifier des grottes vers 1880 sur l'emplacement d'anciens marais asséchés au XVIIème siècle. Ce genre de construction était très courant à cette époque. Les grottes furent construites à la chaux hydraulique (à l'époque le ciment n'existait pas) et par étapes de séchage. Elles sont formées de moellons reliés entre eux par des crampons métalliques scellés, eux-mêmes assemblés par des mortiers de chaux. Les travaux durèrent environ 2 ans. L'eau du lac pénètre sous les grottes, et une partie du réseau de la Jalle est insérée dans les enrochements, qui se trouvent autour. Elles se situent au pied du coteau de Dulamon.

Les ruines. Situées à 30 mètres du plan d'eau, les ruines ont été édifiées de la même façon que les grottes. Elles présentent un aspect volontairement délabré et vieilli par coloration. On appelait ces ruines « Ruines de Beauzin ».

Le plan d’eau. D'une superficie de 4 hectares, entièrement creusé à la main, le tracé du plan d'eau fut exécuté à la pelle, et l'on estime à 150 000 m³ la quantité de terre remuée. Les déblais, répartis sur l'ensemble du parc, ont permis de rehausser les terrains marécageux et les parties basses. Le lac est alimenté par une déviation de la Jalle de Saint-Médard, qui coulait au pied du coteau. Il comprend un système de régulation permettant, grâce à des écluses, une circulation de l'eau équilibrée pendant toute l'année. Sa profondeur varie entre 2 et 3 mètres, et le fond est empierré près des grottes.

Equinoxes et Solstices, janvier 2002, n° 1, p. 16-17. Le magazine de la ville de Blanquefort. Avec l’autorisation de la ville de Blanquefort.

  1. Les espaces verts ont une importance particulière aussi dans la ville qui tient à maintenir un aspect campagnard. Le plus connu est le parc de Majolan, construit à la fin du XIXème siècle dans le goût romantique. Autour d'un vaste plan d'eau, de grottes et de ruines artificielles, le parc est l'un des lieux de promenade prisé des habitants de l'agglomération bordelaise. « Il est situé à Blanquefort près de Bordeaux en Gironde a été créé sur un ancien marécage à la fin du XIXème siècle par le paysagiste romantique Le Breton.  La propriété avec son magnifique château appartenait alors à un banquier très riche, Jean Auguste Piganeau. Pour réaliser son rêve, la rivière La Jalle fut même détournée afin de créer un grand lac de 4 ha. La légende dit que le parc devait servir à consoler sa fille malade. Après sa faillite, le banquier aux goûts de luxe, dut revendre sa propriété de Blanquefort ainsi que tous ses biens. Le domaine fut peu à peu abandonné avant d'être repris par un agriculteur en 1950 qui y installera une guinguette. Racheté par la commune en 1975, le Parc de Majolan est ouvert à la visite. S'y balader est très agréable car l'on y trouve des grottes artificielles réalisées à la chaux, des canyons étonnants avec des fontaines et des geysers d'eau jaillissant des rochers torturés illustrant ainsi le savoir-faire des architectes, ingénieurs et artistes du XIXème siècle. Des ponts de styles différents (lianes, fer forgé, pierres) permettent de se rendre d'un endroit à un autre. Désormais inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques et rénové récemment, le Parc Majolan attire tous les habitants de l'agglomération bordelaise pour des balades agréables en famille ou entre amis. Ce parc tire sa particularité de ses grottes aux mosaïques tapissant le sol, ses ruines de châteaux forts, ses ponts finement sculptés. On peut y rencontrer au détour d'un chemin, des pêcheurs tâtant le poisson, des promeneurs de toutes sortes, des sportifs profitant du parcours « sport » et surtout des enfants allant et venant... Les animaux ne sont pas en reste puisqu'on y trouve quelques oies réclamant du pain, des paons qui concourent pour la plus belle roue, des canards et leur ribambelle de canetons, et quelques loutres si on a de la chance. C'est l'entre-deux idéal pour faire le lien entre la ville et la campagne ».

    Texte issu du site les Végétaliseurs.

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