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L’Occitan, une langue vive et créatrice.

« A Blancahort, com dens lo rèsta de l'Aquitània, dinc a la segonda guèrra mondiau la mager part deus poblants parlavan gascon », « A Blanquefort, comme dans le reste de l'Aquitaine, jusqu'en 1940, la plupart les habitants parlaient le gascon ».

Délaissé au fil des décennies, à commencer par le système éducatif qui demandait aux enfants d'utiliser le français et non pas ce « patois », l'occitan (le gascon en Aquitaine décomposé à son tour en « parlers » : médocain, béarnais, armagnacais) connaît un regain d’intérêt grâce notamment à l'implication des acteurs associatifs qui diversifient leurs actions de promotion de l'occitan pour toucher le plus grand nombre de personnes. Ces actions portent progressivement leurs fruits car l’intérêt porté actuellement à l'occitan est réel comme en témoigne l’engouement pour les cours d'occitan suivis autant par des seniors que de jeunes actifs soucieux de renouer avec leurs racines. Actuellement, on compte d’ailleurs en Occitanie 2 habitants sur 10 qui parlent couramment l'occitan et 5 sur 10 qui le comprennent.

A Blanquefort, son empreinte est indéniable, à commencer dans les noms de rue qui tirent souvent leurs origines de lieux-dits dont l'origine est gasconne. Ainsi la rue de Grattecap signifie « gratte tête » en gascon ; le « puch » de Marpuch (lieu-dit en 1820 et nom donné à une des voies du lotissement de la Landille) se traduit par « élévation, hauteur » ; le lieu-dit Roupitet, au nord-est du quartier de la Rivière, tire son nom de « roupit », rouge-gorge en gascon, « roupitet » en est le diminutif ; le « vime » (rue des vimes) ou osier en gascon nous rappelle que cette matière naturelle était très utilisée à Blanquefort, dans le travail de la vigne... Ces traces « vivaces » malgré le temps symbolisent combien l'occitan fait partie de notre culture.

Un peu d'histoire

La France, tout au long de son évolution culturelle, a permis à bon nombre d'ethnies de se développer dans le pays. Parmi elles, on compte principalement les Bretons, les Flamands et les Alsaciens au nord ; les Basques, les Catalans, les Corses et les Occitans au sud. Aujourd'hui, près de 13 millions d'habitants vivent sur ce territoire encore appelé Occitanie, nom donné à l'ensemble des pays de langue d'oc. Il recouvre le Limousin, une partie de l'Auvergne, le Midi-Pyrénées, le Languedoc-Roussillon (en dehors des Pyrénées orientales), l'Aquitaine (exception faite du Pays Basque), et la région PACA. L’Occitanie s'étend même au-delà de la France, en Italie et en Espagne. Plus qu'une langue, l'occitan est une littérature.

Appartenant aux langues romanes, elle est l'une des plus vieilles d'Europe. C’est le résultat de l'évolution du latin parlé après la chute de l'Empire romain il y a environ 1500 ans. Contrairement aux idées reçues, l'occitan n'est pas un dérivé du français mais une langue à part entière qui tire ses origines du latin, tout comme le font l'espagnol, l'italien, et le portugais entre autres. Six grands dialectes le composent : le gascon, le limousin, l'auvergnat, le languedocien, le provençal et le vivaro-alpin.

Un recueil de souvenirs témoigne également de la prééminence du gascon à Blanquefort jusqu'au début du siècle dernier. « Souvenirs de Florimond : Dialogue en patois par deux octogénaires de la Palus de Blanquefort en 1905 ». Cet ouvrage publié en 1926 est l'évocation des souvenirs sous forme de dialogue de deux Blanquefortais, Cadiche et Cadet, ouvriers du domaine de Florimond, lieu-dit de Blanquefort, en bordure ouest du chemin du Labarde appelé auparavant domaine de la jalle. Ce domaine a accueilli successivement l'élevage intensif de sangsues puis, après colmatage, la culture des artichauts suivi de la culture de céréales (blé et avoine) et enfin de la vigne.

Pour lire ce dialogue, cliquez ICI.

Cuisine couleurs gasconnes.

Goûtez aux saveurs des festins gascons dans le récit de Christian Coulon, fin gourmet blanquefortais et gourmand gascon. Il raconte dans son livre neuf histoires de banquets, chers à notre région. Des moments pour se rencontrer, se lier d'amitié ou encore aborder des questions de société autour d'un véritable festin, du buffet landais au pique-nique médocain.

« Festins gascons », par Christian Coulon, aux éditions Confluences.

Equinoxes et Solstices, été 2006, n° 19, p. 28-29. Le magazine de la ville de Blanquefort. Avec l’autorisation de la ville de Blanquefort.

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