Accueil
Le Canton
Blanquefort
Eysines
Parempuyre
Le Pian-Médoc
Ludon-Médoc
Macau
Saint-Médard-en-Jalles
Le Haillan
Le Taillan-Médoc
Saint-Aubin-de-Médoc
Bruges
-------------------------------
-------------------------------
Mode d'emploi
-------------------------------

Lettre d'information




Joomla : Porte du Médoc

Rechercher sur le site

L’ancien château Dulamon.

Le château fort du Luc se dressait déjà là au Moyen-âge ; le plus ancien propriétaire connu était Amanieu de Saint-Ahon, seigneur du Luc, vassal du sire de Lesparre au XIIème siècle.

Renaud (ou Raymond ?) du Luc de Blanquefort assiège le château de la Brède en 1200 et en devient propriétaire. La famille de la Brède possède alors, à Blanquefort, les châteaux du Luc, de Bel-Air, de Pey Astuc et de Saint-Ahon. Charles Louis de Secondat, baron de la Brède et de Montesquieu, devenu chef de sa famille en 1713, donne Le Luc en 1715 à un cousin, le marquis Jean Léon de Pontac, seigneur de la Prade, vicomte de Jauberthes : capitaine aux gardes du roi Louis XV jusqu'en 1725, année où il entre au parlement de Bordeaux dont il devient président, Léon de Pontac est propriétaire, alors, des deux meilleurs crus bordelais de l'époque : le Haut-Brion à Pessac en rouge et Le Luc à Blanquefort en blanc.

La famille de Pontac est ancienne et illustre en Guyenne depuis le XIVème siècle ; ses armes sont dotées de « la royale étoile » accordée par le roi Charles V le 20 février 1375 pour avoir chassé les Anglais hors de Mortagne en Saintonge. Sans descendance, Léon de Pontac cède Le Luc le 20 avril 1744 à Jean Baptiste Lecomte, chevalier, marquis de la Tresne, baron de Gondourville et de Cénac, seigneur de Rostaing et autres lieux : conseiller au parlement de Bordeaux en 1716, avocat général en 1726, président à mortier en 1739, Jean Baptiste Lecomte meurt en 1752 en ne laissant qu'une fille, Marie-Anne, mariée à Louis de Verthamon, chevalier, seigneur de Saint-Fort et de Saint-Jean d'Angles en Saintonge. Issu d'une famille de parlementaires, lui-même conseiller au parlement de Bordeaux en 1747, conseiller du roi, président à mortier en 1749, Louis de Verthamon vend Le Luc en 1758, (avec un banc dans l'église de Blanquefort) à Christophe Gernon, négociant bourgeois de Bordeaux. La famille de Verthamon ne devait pas habiter Le Luc, car le château était délabré au moment de cette vente, les pavillons découverts et le corps de logis sans contrevents ni croisées. Après quelques transformations et la pose d'une couverture d'ardoises, Le Luc est revendu le 19 août 1766 au chevalier Julien Gabriel de Flavigny, mousquetaire à la garde du roi Louis XV, pour 180 000 F, somme énorme pour l'époque. Une fête locale est donnée pour la prise de possession du château dès le 22 août, mais Flavigny y habite peu et il vend le domaine le 27 mars 1773 pour 200 000 F à Madame Dulamon, veuve d'un bourgeois de Bordeaux. La propriété reste à ses fils : Antoine, mort aussitôt en 1774, et Philippe qui agrandit le vignoble en achetant le plus de terrains alentour qu'il peut et qui bâtit les chais : pressoirs, cuves... Philippe Dulamon habite longtemps le château du Luc et de ce temps lui reste le nom de « château Dulamon » qu'il conservera jusqu'à nos jours. Le 20 juillet 1820, le château est vendu pour 250 000 F à Joseph Antoine Dariste, médecin « tropical » ayant exercé à la Martinique, issu d'une famille de médecins, revenu en France en 1819 et fixé à Bordeaux : président de la société de médecine, maire de Blanquefort en 1823, conseiller général de 1833 à 1838, député de la Gironde de 1831 à 1834 sous Louis Philippe, Antoine Dariste meurt au château le 14 avril 1839, après sa femme morte aussi en ce lieu le 16 novembre 1830. Leur fils unique vend l'héritage le 9 septembre 1840 à Monsieur Albrecht, négociant au Havre, qui n'habite pas Blanquefort et fait gérer le domaine par des hommes d'affaires.

En 1862, Joseph Prom, négociant à Bordeaux, achète le domaine qui compte alors 56 hectares, refait et développe le vignoble : 45 hectares pour le vin rouge et 2 hectares pour le vin blanc qui avait une bonne renommée au Danemark, en Hollande et en Allemagne. Le vieux château du Luc est alors démoli.

La pose du tout-à-l'égout en 1985 a permis de voir dans une tranchée à environ 2 m de profondeur, de larges murs de pierres de taille, non loin du château actuel, vers le nord-est ; restes de l'ancien château du Luc ?

murs-anciens

 

Extrait de « Historique du château Dulamon et des grottes de Majolan à Blanquefort. » Dominique Jay, Publications du G.A.H.BLE, 1994, 40 pages.

Pour découvrir l'histoire du  nouveau château Dulamon, cliquez ICI

Pour découvrir l'histoire de l'implantation de la fondation des apprentis d'Auteuil dans le château Dulamon, cliquez ICI


joomla template