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L'installation de la fondation des apprentis d’Auteuil dans le château Dulamon.

Monsieur Louit meurt en 1935, sa veuve et les héritiers doivent se résoudre à la vente par lots du domaine. Le lot comprenant le château et la partie nord du parc est acheté fin 1945 par les Orphelins Apprentis d'Auteuil (O.A.A.), qui y installent une école technique en 1948.

Depuis 1948, la maison Saint-Joseph occupe le château. Cette école est un des maillons de l'œuvre des Orphelins Apprentis d'Auteuil créée en 1866 par l'Abbé Roussel pour venir en aide aux nombreux enfants frappés par la misère en leur donnant une aide spirituelle, mais avant tout un bon métier leur permettant plus tard de gagner leur vie de façon décente. Le Père Brottier, nommé en 1923 à la tête de l'œuvre, lui donne son essor grâce à une activité incessante et au rayonnement qui ont fait l'admiration de tous. Mort en 1936, le Père Brottier a été béatifié le 25 novembre 1984 à Rome par Sa Sainteté Jean-Paul II et sera vraisemblablement canonisé sous peu. Aujourd'hui, l'œuvre possède une trentaine de maisons préparant les garçons qui lui sont confiés à des C.A.P. (mécanique, peinture, menuiserie, automobile, pâtisserie, cuisine, électricité, électronique) et des B.E.P. ; les meilleurs peuvent poursuivre par des baccalauréats techniques, certains terminent en I.U.T. L'essentiel est qu'en plus de l'enseignement, l’oeuvre leur assure l'assistance d'une équipe d'éducateurs attentifs à leurs problèmes et un entourage comblant bien souvent le vide dû à l'absence d'une vraie famille. Le problème des orphelins de l'origine s'est déplacé vers les cas sociaux, les échecs scolaires. Bon nombre d'élèves sont d'ailleurs sans problème. L'œuvre est reconnue d'utilité publique, et la maison centrale est à Paris, 40 rue La Fontaine dans le quartier d'Auteuil d'où elle tire son nom. Le conseil d'administration confie à la congrégation des Pères du Saint-Esprit l'œuvre d'Auteuil dont la direction générale est assurée actuellement par le Père Savoye.

Les directeurs de Saint-Joseph ont été :

- le Père Grasser, de 1948 à 1950,

- le Père Joseph Boegly, de 1950 à 1962,

- le Père Jean-Marie Morvan, 3 mois en 1962,

- le Père Robert Friederich, de 1962 à 1972,

- le Père Désiré Noblet, de 1972 à 1976,

- Monsieur Gaston Carbonnier, de 1976 à 1992,

- Monsieur Paul Kamba, depuis 1993.

Dulamon aujourd’hui.

Le château n'était pas adapté pour y faire des salles de classe. Un bâtiment annexe fut rehaussé en 1948 pour abriter des classes et des dortoirs. Les anciennes écuries ont été aménagées pour recevoir des ateliers de formations professionnelles : actuellement mécanicien (ajusteur, tourneur, fraiseur), menuisier et peintre. Il y eut, à un moment, cordonnier et jardinier. Un village, formé d'unités de vie bâties non loin du château, accueille les jeunes. Là, par petits groupes, ils ont les chambres, les salles à manger, d'étude et de loisirs. Une unité contient une cuisine moderne que voisine une grande salle polyvalente et la salle à manger du personnel. Un clocheton en ardoise symbolise le centre de ce village « Gaston Carbonnier ».

Un gymnase « Daniel Brottier » a été construit à l'entrée du jardin potager. Des travaux chaque année modernisent l'école : ateliers, salles de classes, laboratoire, salles audiovisuelles et informatiques… Le rez-de-chaussée du château abrite une chapelle, le bureau du directeur, le secrétariat et la bibliothèque. L'étage et les combles ont été aménagés en chambres pour les jeunes, le toit entièrement refait. L'école a le statut de lycée professionnel sous contrat d'association avec l'Éducation Nationale, elle emploie une vingtaine de professeurs et une trentaine de personnes d'encadrement : éducateurs, secrétaire, comptable, intendant, cuisinières, lingères, femmes de ménage, jardiniers... On accède aujourd'hui au château par l'ancienne entrée nord du domaine en empruntant une large allée traversant un bois et une aire aménagée en terrains de sport (un terrain de foot de chaque côté) permettant au château d'être bien dégagé à la vue.

L'aspect extérieur n'a pas beaucoup changé et on peut encore admirer les colonnes, les pierres taillées et ouvragées, quelques têtes sculptées dans une pierre aux tons agréables à regarder sous le soleil. On peut remarquer à plusieurs endroits le chiffre GP de Gustave Piganneau gravé dans la pierre. On peut aller voir les lambris du couloir du rez-de-chaussée, deux salles de réceptions aux plafonds décorés de fresques peintes ou formés de poutres apparentes et caissons à motif. Les autres pièces ont été modernisées pour leur usage : faux-plafonds surbaissés, éclairage néon, placards... Le hall est à voir, avec ses boiseries, ses panneaux de verres colorés et un escalier monumental accédant à l'étage, ainsi que l'arrière hall avec un petit escalier en colimaçon menant à la mezzanine, transformée récemment en une pièce coupant les courants d'air : le plafond ainsi rajouté à l'arrière hall s'intègre parfaitement au style par le choix des boiseries. De grands tableaux sont accrochés dans la montée de l'escalier.

Les arbres du parc sont exploités et les sous-bois entretenus par le passage régulier du gyrobroyeur, les anciennes allées du domaine sont encore visibles et servent de pistes de course d'endurance. Les bordures en pierre sont encore en place çà et là et on trouve par endroit des puisards, des regards de nombreuses canalisations qui sillonnent la propriété en tous sens, servant probablement jadis à amener, évacuer, drainer les eaux. Le bassin face à l'ancienne entrée sud est encadré par deux magnifiques cèdres qui se dressent près du château, ainsi que des arbres d'essences variées : palmiers, pins, chênes, marronniers. La journée « Portes Ouvertes » de la saison Saint-Joseph permet aux visiteurs d'explorer et de découvrir ce domaine.

Extrait de « Historique du château Dulamon et des grottes de Majolan à Blanquefort. » Dominique Jay, Publications du G.A.H.BLE, 1994, 40 pages.

Pour en savoir plus sur les Apprentis d'Auteuil de Blanquefort, cliquez ICI.

Pour découvrir l'histoire de l'ancien château, le chateau fort du Luc, cliquez ICI

Pour découvrir l'histoire du château Dulamon, cliquez ICI

« La confiance est la plus grande qualité dans la collaboration puis la franchise et l'oubli de soi ». Daniel Brottier.


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