Accueil
Le Canton
Blanquefort
Eysines
Parempuyre
Le Pian-Médoc
Ludon-Médoc
Macau
Saint-Médard-en-Jalles
Le Haillan
Le Taillan-Médoc
Saint-Aubin-de-Médoc
Bruges
-------------------------------
-------------------------------
Mode d'emploi
-------------------------------

Lettre d'information




Joomla : Porte du Médoc

Rechercher sur le site

Généalogie de la famille des Blanquefort.

« Nous n'avons retrouvé aucun document historique sur le fondateur de la maison de Wilhelm Furt, ancien chef viking. Nous savons seulement qu'il vivait à la fin du Xème siècle.

Le premier personnage marquant la lignée fut son fils Akelmus de Wilhelm Furt. Eût-il des frères ? C’est fort probable, car nous avons retrouvé, sans pouvoir fournir une certitude, la présence d'un Robert de Blanquefort qui vivait à la même époque dont le fils Ostand fait l'objet d'une citation comme témoin, vers 1090, lors d'une donation faite par Hélie de Bordeaux et Dia son épouse, d'une terre de Saint-Loubès, à l'abbaye de La Sauve. Nous retrouvons Akelmus comme témoin lors d'une donation faite par Sanche, comte de Gascogne, en faveur de l'église Saint-André de Bordeaux. Nous perdons par contre la trace d'Ostand, fils de Robert de Blanquefort, tandis qu'il nous reste des preuves qu’Akelmus eut au moins deux fils, chacun fondateur d'une branche parallèle : Almeyric et Arnaud. L'un et l'autre firent partie, en 1080 et 1086, de l'Association des Défenseurs et Avocats de La Sauve, en même temps qu’Oton, duc de Guyenne, Hélie de Bordeaux, Baudouin de Dun, Baudouin de Centujant, Guillaume Fort (Wilhelm Furt), d'Ornon et un certain nombre d'autres chevaliers.

Le 30 novembre 1107, Guillaume de Bordeaux avec son fils Pierre, Arnaud de Blanquefort et Guilhelm Furt d'Ornon, signe la dotation faite par Gancelme de Lesparre, archevêque de Bordeaux, à l'abbaye de Conques, en Rouergue, pour établir sous le vocable de Sainte-Foy une sauveté au lieu-dit de Mansirot.

En 1126, Franc Alleu [à l’époque féodale, propriété héréditaire ne relevant d’aucun seigneur et exempte de droits] d'Arnaud de Blanquefort et de son épouse d'une terre située entre Jalle et Jallet.

Almeyric eut un fils : Gombaud, qui ne semble n'avoir pas laissé de postérité.

1137. Donation de Gombaud au monastère de Sainte-Croix de Bordeaux de la part de ses biens provenant de la succession de son père (cela laisserait supposer qu'il serait entré en religion).

1132-1138. Donation de Gombaud de Blanquefort à l'église de Sainte-Croix de certains droits qu'il avait contre Aychelin de Noguey.

1167. Donation de Gombaud de Blanquefort des terrains de Landa-Moulis, paroisse d'Eysines, dans un acte en faveur de l'Ordre des Templiers.

Arnaud laisse également des héritiers (branche cadette) :

- Amauvin 1er ;

- Rixende qui devint l'épouse de Guitard de Veyrines.

1145. Donation par Amauvin de Blanquefort d'une terre en faveur de l'église Saint-Seurin de Bordeaux

La maison de Blanquefort paraît revenir en héritage à la branche cadette faute d'héritiers de Gombaud (branche parallèle).

Les deux fils que nous retrouvons sont :

- Ayquelm-Wilhelm le Vieux qui épousa Assahilde de Tartas

- Amauvin II.

Nous rencontrons à cette époque une sorte d'imbroglio des alliances qui devait apporter peu après la source des contestations au sujet de la possession du château. Ainsi la mère d'Assahilde de Tartas, veuve de Raymond-Robert Il de Tartas (1155) épousa en seconde noce Pierre II de Bordeaux. Sa petite-fille Raymonde, fille d’Ayquelm-Wilhelm le Vieux devait épouser Pierre III de Bordeaux. Ainsi, tout en devenant la femme de Pierre III, elle se trouvait être également sa nièce. Ayquelm-Wilhelm le Vieux laissa au moins trois enfants :

- Ayquelm-Wilhelm Junior, sans descendance,

- Raymonde, épouse de Pierre III de Bordeaux, v.1195,

-Thalésie, épouse d’un sire de La Marque.

Ayquelm-Wilhelm junior n'ayant pas laissé d'héritiers, la garde du château fut confiée par le roi Jean Sans Terre à Pierre III de Bordeaux, mari de Raymonde de Blanquefort, qui ne l'occupa jamais dans la réalité.

1214. Lettre de Pierre III de Bordeaux au Roi pour le remercier de lui avoir confié cette garde ainsi que des droits à lui reconnus des possessions d'Ayquelm-Wilhelm le Vieux à Bourg-sur-Gironde. Ainsi le château fut-il occupé indûment par Pierre Bertrand de la seconde lignée, à moins que ce ne fut par Arnaud II comme sembleront le prouver certains textes.

1195. Ayquelm-Wilhelm junior fonda un anniversaire pour sa mère Assahilde en l'église Saint-Seurin de Bordeaux.

Amauvin II (seconde lignée) laissa deux, si ce n’est trois, fils :

- Amauvin III,

- Raymond-Arnaud,

- Amanieu (probablement) qui partit pour la 3ème croisade (1189-1192).

Si l'on veut comprendre la suite il faut puiser aux sources de la maison de Bordeaux au temps de Pierre III, mari de Raymonde, où il y eut au moins trois enfants.

- Pierre IV de Bordeaux (1273), époux d’Assahilde de Rancon.

- Assahilde épouse de Gérard de Blaye.

- N… épouse, v. 1225, Raymond de Colomb.

Dans l'autre branche (3ème lignée) Amauvin III laisse au moins trois fils :

- Arnaud II qui épousa sa cousine Mabile, fille d’Assahilde de Blaye et petite-fille de Raymonde et de Pierre III de Bordeaux.

- Pierre-Bertrand, commandeur de Templiers (v. 1256) ;

- Pons (probable), abbé de Sainte-Croix, à Bordeaux (1244).

1236. Pierre III de Bordeaux dépose dans l'enquête ouverte contre le Sénéchal de Trubleville par Hubert Hoese en compagnie d’Hélie Rudel, Arnaud de Blanquefort, Senebrun de Lesparre.

1242. Bataille de Taillebourg. Henri III d'Angleterre convoque le Sire de Lesparre, Arnaud de Blanquefort, Amauvin de Barès, le Sire de Montferrand et Pierre IV de Bordeaux, pour le 11 septembre, puis le 21 octobre.

29 janvier 1250. Pierre IV de Bordeaux scelle avec Simon de Montfort et Gérard de Mallemort, évêque de Bordeaux, l'acte de reconnaissance fait par Simon de Montfort, comte de Leicester, par lequel il avait reçu « In Commendam » [qui en perçoit les bénéfices] du Seigneur de Blanquefort, le château de Bourg et ses dépendances.

1273. Pierre V de Bordeaux demande son envoi en possession des biens provenant d'Ayquelm-Guillaume le Vieux, sis à Castelnau, avec la moitié de l'île d'Ornon dont Alix de Blanquefort, femme de Bernard de Trancaleon fit hommage au mois de mars 1273/4.

Ce sont surtout avec ces dernières citations que l'on peut se rendre compte de l'étendue des possessions de la maison de Blanquefort, de même que la période de sa plus grande opulence qui correspond au temps d'Ayquelm-Wilhelm le Vieux. C'est la raison pour laquelle nous sommes à peu près certains que la date de la construction remonte à cette époque, soit dans la seconde moitié du XIIème siècle.

Nous pourrions encore multiplier les citations mais cela nous semble superflu à partir des dernières dates indiquées. C'est en effet dans les toutes premières années du XIVème siècle que le nom des Blanquefort devait disparaître au profit des de Goth et des Durfort de Duras.

Les derniers personnages de cette famille qui purent maintenir le nom furent Arnaud II, fils d’Amauvin III et frère de Pierre-Bertrand, et son épouse qui était en même temps sa cousine Mabile de Blaye, petite-fille de Raymonde. Ils occupaient d'ailleurs le château de Blanquefort dans lequel Arnaud II fit exécuter des travaux sans que la construction lui appartienne.

On leur connut au moins trois enfants :

- Rose…

- Arnaud III (+ 1310) sans descendance probablement, à moins qu'il ne fut père d'Alix qui épousa Bernard de Trancaléon.

- Ida, épouse de Béraud de Goth (mère du Pape Clément V = Bertrand I de Goth).

Cette dernière eut une nombreuse famille dont Bertrand I de Goth (Clément V) et Arnaud Garsie, père de Bertrand II, à qui échut la propriété de la maison de Blanquefort après bien des péripéties. C'est ce dernier qui épousa en première noce Braïde de Blanquefort (v. 1308) qui semble avoir été la dernière héritière du nom, puis il se remaria avec Béatrice de Lautrec dont il eut 3 filles :

- Marie…

- Marquisa, épouse de Gaillard de Durfort de Duras (1323).

- Régine... sans enfants.

Ce fut Marquisa qui apporta aux Durfort la possession de l'imposante forteresse, pendant que le nom des Blanquefort semble avoir complètement disparu.

Avant de terminer le bref historique de cette puissante famille du Moyen-âge disparue, comme les Bordeaux, les Ornon, les Veyrines, les Lesparre et bien d'autres encore, et avant d'entreprendre le chapitre des réflexions sur la construction du château, nous pensons revenir un peu sur quelques étapes parcourues en reprenant les dates qui nous serviront de points de repère :

a) Entre 1000 et 1050. Fondation de la première lignée des Blanquefort par Akelmus de Wilhelm Furt.

b) L'époque florissante et opulente qui va de Gombaud (v. 1132-1138) à son neveu, fils d'Amauvin I, Ayquelm-Wilhelm le Vieux (marié en 1179) qui doit représenter l'âge de la construction en pierre sur le plan existant (deuxième moitié du XIIème siècle).

c) Le mariage de Raymonde de Blanquefort avec Pierre III de Bordeaux vers 1195 (nous ne connaissons pas la date de la mort de son père) et la prise en garde du château en 1213 ou 1214 (lettre à Jean Sans Terre).

La succession fut longue puisque Pierre V de Bordeaux réclame encore les biens de Castelnau en 1273.

d) C'est probablement entre 1214 où Pierre III obtient la garde de la forteresse, et le 4 avril 1256 où Pierre Bertrand (ou Arnaud) fut obligé de la restituer par une sentence entre les mains du Sénéchal de Gascogne pour s'en être emparé indûment, que furent faites les premières modifications (plus exactement avant 1247).

e) 1257. Édouard 1er d'Angleterre qui n’était encore que prince, charge l'évêque d'Herisford de prendre possession du château en son nom (ce qui prouve qu'il existait).

f) 16 juin 1308. Édouard II d'Angleterre fait don du château de Blanquefort à Bertrand II de Goth, neveu de Clément V.

g) 1323. Mariage de Marquisa de Goth, fille de Bertrand II, avec Gaillard de Durfort. Elle hérite du château de Blanquefort.

Si nous avons tellement insisté sur ces quelques dates en nous en excusant, c'est afin de pouvoir fixer un processus sur l'histoire de la construction du château qui fut construit en plusieurs étapes et remanié plusieurs fois.

Note : Nous tenons à relever au passage une confusion entre les divers documents parus au sujet de Mabile.

- D'après l'ouvrage de Guy Dabadie : « Blanquefort », p. 27, Mabile (serait) épouse de Pierre-Bertrand, fille de Gérard ou Géraud de Blaye et d'Assahilde de Bordeaux (cette dernière était la fille de Pierre III de Bordeaux et de Raymonde de Blanquefort).

- D'après l'ouvrage de Meaudre de Lapouyade : « Les Bordeaux, premiers captaux de Buch », p. 54 : Mabile ou Mabille, mariée à son cousin Arnaud II de Blanquefort, fils d'Amauvin III et frère de Pierre Bertrand...

- L'ouvrage de Courcelle sur la généalogie des Blanquefort adopta également cette deuxième solution.

- Dans le même ouvrage des « Bordeaux », la note 414, en page 105 : « Un Pierre de Bordeaux qu'il n'est pas permis d'identifier, comparaissait à la date du 31 juillet 1247 à la reconnaissance faite par Mabile de Blaye (petite fille de Pierre III de Bordeaux et de Raymonde de Blanquefort) que son mari et cousin Arnaud de Blanquefort avait employé cent mille sous (et non pas des florins) de ses deniers personnels à la réparation des châteaux de Blanquefort et de Blaye ». (A.H.G., tome III, p. 4.) Normal 0 21 false false false MicrosoftInternetExplorer4 »

Maurice Métraux, Les « Blanquefort » et les origines wikings dites normandes de la Guyenne sous la féodalité, Imprimeur Samie Bordeaux, 1963, p.12-18.

genealogie

 

Pour découvrir les origines vikings  de cette famille, cliquez ICI.

 Pour découvrir le peuplement viking en Aquitaine, cliquez ICI.


joomla template