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« Les « Blanquefort » et les origines vikings dites normandes de la Guyenne sous la féodalité.

La famille des « Blanquefort » est apparue vers la fin du Xème siècle pour ne s'éteindre qu'au XIVème siècle (exactement avec le mariage, en 1308, de Bertrand II de Goth avec Hraïde de Blanquefort qui semble être la dernière héritière du nom), nous ne sommes pas surpris de trouver à sa tête le chef « normand » ou (viking) Wilhelm Furt (Guillaume le Fort). Ce patronyme, car il ne s'agit pas d'un prénom, se retrouve à l'origine de la famille d'Ornon, ce qui laisserait supposer qu'il existait un lien de parenté entre les deux maisons.

Les origines normandes des Blanquefort.

Au départ de la maison des « Blanquefort », le nom de Wilhelm Furt (et non Furst comme nous l'avons trouvé mentionné par erreur), ce qui se traduit en français par Guillaume Fort ou Guillaume le Fort.

Ce n'est pas par hasard que nous retrouvons ce patronyme de Guillaume à l'origine des familles les plus anciennes de l'époque féodale.

Ducs d'Aquitaine et comtes de Poitou :

Guillaume I le Pieux (886-918), fondateur de l'abbaye de Cluny,

Guillaume II le Jeune (918-926),

Guillaume III Tête d'Etoupe (926),

Guillaume IV Fier à Bras (963-990),

Guillaume V le Grand (990-1030), père de Rétie, fondateur de la maison de Bordeaux,

Guillaume VI le Gros (1030-1038),

Guillaume VII le Hardi (1040-1058),

Geoffroy Guillaume VIII (1058-1086),

Guillaume IX (1086-1127).

Rois de Sicile :

Guillaume I le Mauvais (1154-1166),

Guillaume II le Bon (1166-1189),

Guillaume III (1194),

Seigneurs d'Ornon descendant de Guillaume Furt ou le Fort.

Seigneurs de Bordeaux : Guillaume le Grand d'Aquitaine (Guillaume V, duc d'Aquitaine).

Seigneurs de Blanquefort : Akelmus ou Guillaume le Fort = Furt.

C'est à ce stade que réside probablement le lien de parenté Ornon et Blanquefort. C'est peut-être aussi la raison qu'on ne trouve pas trace de mariage entre ces familles qui étaient de la même origine. Bourgogne : Saint Guillaume, abbé de Sainte-Benigne de Dijon (961-1021).

Nota : il y a eu des Guillaume de Blaye, de Lesparre, de Castillon, etc., et dans toutes les familles nobles de Guyenne au départ. Les exceptions ne se trouvent que dans les familles émigrées telles que les Grailly qui venaient de l'Ain et du château de Broll sur les bords du Léman (voir le livre « Benauge » de l'abbé Boulanger).

Parmi les personnages qui se suivent en filiation sur la liste des « Blanquefort », il n'y a rien de surprenant, en dehors du nom de Guillaume, de retrouver d'autres noms tels que Akelmus ou Ayquelm-Wilhelm qui sont des synonymes et qui prouvent typiquement cette origine viking dite « normande ». Il est certain que Ayquelm (ou Eyquelm), Akelmus, Guilhelm, Wilhelm ou Guillaume sont les différentes formes d'un même patronyme et que ce patronyme indique une origine commune. C'est dans le même temps un des patronymes les plus anciens et des plus répandus de l'époque du début de la féodalité. L'usage n'existait pas encore au Xème siècle de fixer la numérotation que l'on trouve plus tard avec un Hèlie II, un Pierre III, etc. Celle-ci n'apparut que lorsque la féodalité fut installée et organisée. Ainsi un Guillaume est-il appelé : le Fort, le Bon, le Mauvais, le Conquérant (le nom étant toujours accompagné d'un surnom ou d'un sobriquet comme aux époques mérovingienne ou carolingienne).

Partant de cette certitude et nous aidant de la génétique, nous aboutissons aux déductions suivantes : nous savons tous que la racine ay comme ey (estey girondin) vient du latin Aqua (l'eau) qui s'est transformée plus tard en Aygue (Aygues-Mortes) et Aix. Après les invasions, le brassage des langues et des idiomes gallo-romains et germaniques a créé bien d'autres déformations et d'autres dérivés qui ont engendré à leur tour un certain nombre de mots dont on retrouve les traces aussi bien dans le français que dans l'anglais ou l'allemand actuel. C'est ainsi que nous devons rechercher l’origine des expressions en partant de la racine et en poursuivant jusqu’à l'aboutissement dans notre langage moderne selon le procédé de la génétique. Ce n'est pas par un simple hasard en effet que certaines lettres ou certaines syllabes se sont transformées au cours des siècles (ainsi la lettre Q en G dans Aygues... ou le G en W dans Guilhelm ou Wilhelm).

En se basant sur l'origine de l'élément liquide (Aqua) qui se retrouve dans le mot Ayquelm (Guilhelm) nous retrouvons dans le vieil allemand le mot Qvelle (actuellement : Quelle = la source), de même qu'en anglais le mot Well (le puits). Ceci pourrait déjà confirmer l'origine maritime des Vikings qui désignaient leurs chefs sous un patronyme approprié.

D'autre part, si nous décomposons le nom de Wilhelm Furt (ancêtre des Blanquefort) nous retrouvons également le verbe anglais To Will (léguer), de même que le mot Helm (la barre, le gouvernail). La langue allemande nous fournit en parallèle le mot Helm qui signifie le casque qui nous a donné le mot Heaume (féodal) ; cela nous paraît bien désigner le chef d'origine maritime par ses ancêtres qui léguait le gouvernail (ou le casque) qui était l'insigne du commandement.

Le « patronyme » Guilhelm nous paraît donc le plus ancien. Il fut transformé ou traduit ensuite en Ayquelm ou Akelmus dans le pays gallo-romain, pour devenir plus tard Guillaume et Wilhelm dans notre langue moderne. Une curiosité nous a cependant rebutés un instant dans notre recherche : la présence de la lettre K dans le mot Akelmus. Cette lettre n'est, en effet, ni grecque ni latine, tandis qu'en français elle s'adapte toujours à des noms d'origine étrangère. L'explication en est pourtant très simple : l'origine danoise. Il suffit en effet de consulter la 1iste des rois de Norvège pour retrouver Aakon qui est exactement la transposition d’Ayquelm ou Akelmus. Comparez les noms : la rivière Aa dans le Pas-de-Calais, la rivière Aar en Suisse, Aachen, traduction d'Aix-la-Chapelle, etc.

Nous concluons à la suite de ces raisonnements que les origines Vikings dites « normandes » des Blanquefort sont incontestables et les arguments que nous procure Léo Drouyn dans sa Guyenne Militaire ne font que confirmer ce que nous affirmons. Ces mêmes Vikings ont eu une part prépondérante sur la création de la féodalité en France et il suffirait de rechercher l'origine de la plupart des mots techniques de cette époque (particulièrement dans l'armure et les termes militaires) pour le prouver abondamment (la science de l'Héraldique).

Maurice Métraux, Les « Blanquefort » et les origines wikings dites normandes de la Guyenne sous la féodalité, Imprimeur Samie Bordeaux, 1963, p.9-12.

Pour découvrir la généalogie de cette famille, cliquez ICI.

Pour mieux connaitre la famille Blanquefort, cliquez ICI.

Pour découvrir le peuplement viking en Aquitaine, cliquez ICI.

 

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