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La famille De Pomies ou Pommiers.

Cette famille fut propriétaire du château d'Agassac en 1883 .

Les de Pomies ont été une des plus anciennes familles parlementaires du Bordelais.

Leur devise est : A fructibus eorum cognoscetis eos.

Leurs armes : d'or à un pommier arraché de sinople, fruité du champ et sommé d'une colombe d'argent le tronc traversé du nom de Jésus de sable.

- 1362. Mossen R. de Pomies a comme épouse noble dame Asalhida de Calon. Calon était situé dans la paroisse de Saint-Estèphe.

- 1453. Les Pomies sont barons du Breuilh, à Cissac (Médoc), depuis le départ des Anglais (Ribadieu, Châteaux de la Gironde).

- 1519. Sauvat de Pomies, seigneur du Breuilh, est conseiller au Parlement de Bordeaux, puis président aux Enquêtes. Il mourut le 22 janvier 1557. C'est le premier parlementaire de la famille.

- 1554. Pierre de Pomies succède à son père au Parlement.

- 1591. Pierre de Pomies est seigneur de Francon à Ludon. Il avait épousé N. du Sault. Or, les du Sault avaient possédé le château d'Agassac au XVIème siècle. C'est Pierre de Pomies, ou son fils Joseph, qui acheta le château d'Agassac dans les dernières années du XVIème siècle. On ignore comment les Pomies étaient entrés dans la famille de Francon, seigneur du Vergier, à Ludon. C'est dans tous les cas cet événement qui les a fixés dans cette paroisse. Joseph de Pomies, conseiller au Parlement, avait épousé, avant 1599, Jeanne Le Berthon, fille du président Le Berthon, dont l'hôtel est l'actuel Mont de Piété, rue du Mirail. Il mourut à Bordeaux en 1641 et fut enterré dans l'église de Ludon.

- 1656. Mort de François de Pomies, fils du précédent, conseiller du Roy et président en la première chambre des Enquêtes. Il avait épousé Bonaventure de Galatheau, veuve de Jean de Pichard.

- 1694. Jacques de Pomies avait remplacé son père au Parlement depuis 1652, et il fut également président en la première chambre des Enquêtes. Il avait épousé en secondes noces dame Marguerite de Massiot, en 1694, en l'église Saint-Siméon. Il eut treize enfants.

- 1702. Le seigneur Jacques de Pomies fonde, à Ludon, la Confrérie de la Charité pour assister les pauvres malades de la paroisse. C'est l'origine du Bureau de Bienfaisance.

- 1713. Ce lundi 25 décembre, décéda en son hôtel, rue Arnaud-Miqueu, paroisse de Saint-Siméon, Messire Jacques de Pomies, baron d'Agassac, doyen du Parlement, ensevely dans le caveau de la famille de Massiot à la chapelle de Notre-Darne.

- 1714. Pierre de Pomies, son fils, écuyer, devient seigneur d'Agassac. Il avait épousé en 1684 Magdeleine Noël.

- 1726. Joseph Pierre de Pomies, écuyer, fils du précédent et seigneur d'Agassac, épouse dame Marie Magdeleine Prune. Il fut jurat de Bordeaux en 1740. Il décéda le 3 janvier 1745 et fut inhumé dans l'église de Ludon. M. Henri Cruse possède, dans sa collection de tableaux, au château du Taillan, les seuls portraits authentiques des Pomies que nous connaissions. Il a bien voulu nous en laisser prendre la description. Il y a deux portraits d'hommes et deux de femmes. Le premier, dont il est difficile de déterminer l'original, est un jeune homme du milieu du XVIIème siècle, page, rappelant encore l'époque Louis XIII, qui porte justaucorps vert olive galonné d'or avec manches à crevés, mais le second portrait est celui de Pierre Joseph de Pomies qui vécut beaucoup à Ludon et y fut enterré en 1745. Il est magnifique dans son manteau rouge cravaté de dentelles, perruque poudrée Régence. Belle figure un peu émaciée, d'épais sourcils barrent son front, ses traits sont volontaires et énergiques. Le premier portrait de femme est celui de Magdelaine Prune, épouse de Pierre Joseph. En robe de velours cramoisi, largement décolletée, bordée d'arabesques d'or ouvrant sur un corselet, elle a une coiffure haute avec une longue boucle tombant sur ses épaules ; ses cheveux noirs sont surmontés d'une sorte de diadème de perles retenu dans le bas par un ruban rouge. Le second portrait de femme semble être celui de Madeleine Noël, femme de Pierre Pomies et mère de Pierre Joseph. Il est à peu près de la même époque que le précédent : robe semblable, rouge avec large bordure en or, même coiffure avec diadème et rang de perles ; la main droite est relevée vers l'épaule, les doigts perdus dans une écharpe verte d'étoffe légère couvrant la nuque.

- 1757. Le fils de Pierre Joseph, Messire Joseph, Gabriel, Raymond, Rose, Félicité, Marie-Thérèse Sauvat de Pomies, chevalier, baron d'Agassac, est président aux Enquêtes au Parlement de Bordeaux. Il était séparé de biens de sa femme, dame Marie Adélaïde de Lavie, qui lui avait racheté la terre d'Agassac pour se remplir de ses droits dotaux. Mme de Pomies, qui semble avoir été d'un caractère difficile, eut de nombreux différends avec la population et les autorités de la commune. Son château étant sous séquestre, elle dut habiter Bordeaux pendant la Terreur et elle y mourut le 15 ventose an III (5 mars 1795). Elle laissait sa terre à ses trois fils : moitié à M. Charles Sauvat de Pomies, chevalier, ancien officier au régiment de Languedoc, et moitié à ses deux autres enfants, Jean-Jacques et Pierre Sauvat de Pomies.

Jean-Jacques ayant émigré, le quart lui appartenant dans la terre d'Agassac fut confisqué par la nation et la vente en ayant été poursuivie par les administrateurs du département de la Gironde, M. Charles Sauvat de Pomies s'en rendit acquéreur suivant procès-verbal du 17 thermidor an IV. Enfin, le 14 mai 1813, M. Pierre Sauvat de Pomies vendit à son frère, Charles, tous les droits qu'il pouvait avoir sur la terre d'Agassac. M. Charles Sauvat de Pomies se trouva ainsi seul propriétaire du domaine.

- 1786. Il avait épousé, le 19 août 1786, Marie-Anne Leblanc-Nougues.

- 1787. Il fut conseiller au Parlement de Bordeaux en 1787 et maire de Ludon en 1815.

- 1826. M. Charles Sauvat de Pomies est décédé le 20 mai 1826. Il laissait trois enfants :

- Charles-François, officier de cavalerie, décéde le 23 novembre 1826 sans postérité.

- Adélaïde, Caroline, Adèle, mariée à M. Henri-Charles de Meslon.

- Gabrielle, Henriette, Laure, mariée à M. Jean-Baptiste Castérat.

- 1830. Par licitation en vertu des décisions de la justice, le 17 juillet 1830, la terre d'Agassac fut adjugée à Mme Castérat.

- 1841. Mme Castérat, devenue veuve, vendit la terre d'Agassac à sa fille, Marie-Anne, et à son gendre, M. Richier. Elle mourut à Libourne en 1857.

- 1872. M. Claude, François-Marcel Richier, fils d'un général du Premier Empire, fut député à l'Assemblée Nationale en 1871. De son union avec Marie-Anne Castérat, il avait eu deux enfants : Jean, Gabriel Richier, qui mourut maire de Ludon en 1902 (c'est lui qui commença le démembrement du puissant domaine d'Agassac), et Marie-Blanche Richier, mariée à M. Audoy.

- 1883. Mme Louis Graterolle, née Jeanne, Mathilde, Caroline de Montaubric, achète le château d'Agassac et une grande partie du domaine. À la mort de Mme Graterolle, survenue l'année suivante, sa fille, Mme de Lacroix de Lavalette, acquiert le domaine d'Agassac sur licitation (le 17 mai 1885).

- 1889. M. et Mme de Lacroix de Lavalette ont vendu la terre et le château d'Agassac, le 27 juillet 1889, à M. Joseph, Jules de Lanète-David de Floris. M. de Bengy en est propriétaire depuis 1956.

Paul Duchesne, La chronique de Ludon en Médoc, Rousseau frères, Bordeaux, 1960, p.121-124.

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