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Les catastrophes naturelles : 1829-1948

Le 25 juillet 1829, la grêle dévaste la commune à la suite d'un ouragan. Le coup de vent qui nous a ravagés, écrit le maire, avait une telle force qu'il a arraché les gonds des contrevents, renversé les cheminées, détruit de fond en comble un pressoir, cassé, arraché des arbres qu'il a transportés à des distances inouïes. La grêle a cassé une grande quantité de vitres.

Le 23 avril 1832, apparition du choléra morbus dans la contrée. Le conseil vote 500 francs pour l'assainissement des habitations de la classe indigente.

Le 17 juillet 1903, la grêle ravage une partie des vignobles de la commune, détruisant complètement la récolte ; la grêle accumulée dans les angles formés par les bâtiments mit plusieurs jours à disparaître.

Le 21 avril 1908, une forte gelée dévaste les vignobles.

En avril 1918, une forte gelée cause de grands dégâts aux vignobles.

En février 1930. Un phénomène assez rare est observé cette année à la fin de l'hiver. Les pluies persistantes depuis plusieurs mois ont dépassé la limite d'absorption de la terre. Le sol ne boit plus et l'eau court à sa surface, recherchant les creux où elle s'installe. Les rontaux dans les vignes sont transformés en petits ruisseaux et les eaux affluent dans la partie ouest du bourg où beaucoup de bâtiments sont inondés. Le cimetière est sous l'eau et les sépultures sont rendues très difficiles. Le communal n'est plus qu'un lac. Plusieurs routes sont coupées. Cet état de choses, très préjudiciable aux travaux du printemps, dura pendant presque un mois.

Le 9 juin 1937, un ouragan d'une violence inouïe et tel qu'on n'en avait vu de mémoire d'homme s'abattit sur le territoire de Ludon, entre 20 et 21 heures, sans que rien ait pu le laisser prévoir. La force du vent était d'autant plus rude qu'il ne portait que sur une largeur de terrain relativement étroite, peut-être moins d'un kilomètre. Le cyclone, qui paraissait sortir du bassin d'Arcachon, passa sur Bordeaux, où il fit beaucoup de mal, et fondit en droite ligne sur le Bec d'Ambès, où il se perdit dans les eaux de la Gironde. Il laissait derrière lui une véritable hécatombe d'arbres de tous âges et de toutes grandeurs. On pouvait suivre sa trace à travers Blanquefort et Parempuyre. II attaqua le parc d'Agassac où il déracina plus de 200 gros chênes. II enleva d'un seul coup la toiture du cuvier du château et la transporta en deux morceaux sur la prairie voisine, brisant des milliers de tuiles. II poursuivit sur Bizeaudun, dont il dévasta la garenne, déracina des dizaines de gros arbres à Bacalan, et continua ses ravages dans les vignes jusqu'à la rivière, détruisant toute la récolte. On entendit tout d'abord un grondement sourd et, soudainement, les trombes d'eau déferlèrent ; toutes les cheminées furent remplies, inondant les appartements ; les fenêtres ouvertes ne pouvaient plus être refermées sous les rafales de vent et les maisons semblaient vouloir s'écrouler. Le phénomène s'arrêta soudainement comme il avait commencé, il avait duré en tout vingt minutes.

En septembre 1948, la foudre tombe sur le clocher qui est endommagé. Le souffle d'air fut si puissant que les chaises des derniers rangs furent projetées en avant et que les vitraux, derrière le maître-autel, furent brisés.

Paul Duchesne, La chronique de Ludon en Médoc, Rousseau frères, Bordeaux, 1960.


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