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Le-Canton

Les noms des communes s’enracinent aussi dans l’histoire locale  (Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms de villes et villages en Gironde, Éditions Bordessoules, 2001.) :

Blanquefort : étymologie : blancafortis, « villa blanche et forte », XIe siècle (construction faite de pierres blanches, par opposition aux édifices antérieurs, faits de bois qui noircissait avec le temps) ; blanc fait donc référence à la couleur des pierres des bâtiments et « forte » est à prendre ici au sens de « bien défendue ». La localité est mentionnée dans un document du XII° s. sous le nom de Blancafort.

Bruges : on retrouve dans le toponyme la racine gauloise brucos, bruyère, ce qui indique que s’étendait là autrefois une lande inculte. Celle-ci fut ensuite défrichée pour laisser la place à des champs et à un village de cultivateurs. Entre le XI° et le XIII° s, les seigneurs et abbés poussèrent les paysans à défricher afin d’augmenter la production agricole, pour correspondre à une poussée démographique exceptionnelle, due à l’apparition d’un climat plus doux et au perfectionnement des techniques agricoles qui accrut le rendement. La population doubla en trois siècles, ce qui rendit nécessaire la création de nouvelles terres cultivables, d’où de nombreux défrichements. La cité s’appelait broja à l’époque féodale.

Eysines : il est à peu près certain que la localité a conservé à travers son nom celui d’un riche propriétaire terrien qui possédait là une villa à l’époque gallo-romaine. On ignore en revanche le nom de celui-ci : s’agit-il d’un Romain nommé Asius ou Atius ou bien d’un Germanique appelé Aizo ? Celui-ci serait alors un de ces nombreux barbares que les gouverneurs de province romains encouragèrent à venir défricher et exploiter de nouvelles terres en Gaule vers les III-IV° siècles.

Le Haillan : constitue l’héritière de l’ancienne Faladianum ou ville Faladii. Le village s’est donc développé à partir du domaine de Faladius, un riche propriétaire terrien de l’époque gallo-romaine (le « h » gascon à l’initiale correspond au « f » français).

Le Pian : corruption de l’adjectif latin planus (plat). Le hameau original s’est bâti sur une surface plane, unie. Le Pian, c’est donc « le plat pays ».

Ludon : est l’héritière de l’ancienne lutonem ou villa Luti ; le village s’est donc développé à partir du domaine du gaulois Lutos ou du Germanique Luto, un riche propriétaire terrien de l’époque gallo-romaine. Le suffixe acum, mais aussi onem indiquent les domaines gallo-romains.

Macau : le nom du lieu vient d’une forme latine du type malum cavum (= mauvais creux, mauvaise cavité) ; est-ce une grotte, une cavité, de mauvais champs, pourquoi pas ? Au II° siècle, le village était connu sous le nom de Noviomagus (=le nouveau marché) dont Macau pourrait être une corruption. Le terme gaulois de magos désignait d’abord un marché, puis progressivement une ville.

Parempuyre : comme son nom l’indique, c’est un ancien emporium de l’époque gauloise ou gallo-romaine, c’est-à-dire une ville-marché qui servait de place de commerce et de lieu d’échanges pour les membres des tribus habitant des villages isolés. Bordeaux était, par exemple un emporium de Bituriges Vivisques.

Saint-Aubin-du-Médoc : ce saint naquit à Vannes dans une noble famille bretonne en l’an 449, il passe pour avoir été un exemple de sainteté et de charité. Aubin vient du latin albinus (blanc).

Saint-Médard-en-Jalles : évêque de Noyon en 530, Sanctus Medardus lutta contre le paganisme ; il fut très populaire en raison de ses miracles et de l’aide qu’il apportait aux indigents. Son nom dérive du nom germanique Mathard, bâti sur les racines math (=honneur) et hard (fort). Son culte fut très répandu, entretenu par nombre de légendes. Les jalles sont les ruisseaux du Médoc. Sous la révolution, la ville fut débaptisée et reçut le nom de Fulminant ou Fulminante-sur-jalles, à cause sans doute de la présence en ces lieux de nombreuses poudreries.

Le Taillan : le nom du Taillan se rattache vraisemblablement au nom du tilleul, arbre qui poussait à l’état naturel dans la région. Tilleul, du latin tilia, tilius a donné avec le dérivé anum Telhan. Le nom de la paroisse est cité en 1027. Le latin Tilius a donné aussi le Thil (Anne Cavignac, Les noms de lieux du canton de Blanquefort, École des Chartes, 1968.).

 

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